42 ans de métier et toujours passionnée

, par Louise Proulx.

Sylvie Brazeau, 58 ans, est devenue secrétaire il y a 42 ans. Armée d’un diplôme en secrétariat médical et juridique, à l’âge de 16 ans, elle faisait son entrée sur le marché du travail.

Quel a été votre tout premier emploi comme secrétaire ?

J’ai travaillé pour un avocat en droit criminel pendant un ans et, ensuite, comme secrétaire et assistante pour un podiatre pendant deux ans. À cet âge-là, je gagnais 95 $ par semaine de 40 heures.

Un emploi pour vous?

Quel poste avez-vous occupé le plus longtemps ?

À 19 ans, j’ai commencé à travailler pour SNC Lavalin et j’y suis restée 28 ans comme adjointe administrative.

Aviez-vous un bon salaire ?

J’ai toujours bien gagné ma vie. À 20 ans, j’ai obtenu une augmentation de salaire de 18 %. À la fin, chez SNC, je gagnais 55 000 $ par année.

Qu’est-ce qui a changé dans le métier au fil des ans ?

Je trouve qu’aujourd’hui, c’est beaucoup plus facile sur le plan technique. J’ai commencé dans le métier avec la dactylo, la sténo et le dictaphone. Puis, la dactylo électrique est arrivée. Quand on faisait des erreurs, il fallait faire du découpage et du collage. C’était pas mal plus d’ouvrage qu’aujourd’hui.

En plus, à l’époque, je pouvais travailler parfois de 8 h le matin à 3 h du matin quand il y avait des offres de service à préparer. On ne comptait pas nos heures…

Les secrétaires de la génération Y sont-elles mieux formées que vous l’avez été?

Aujourd’hui, avec les nouvelles technologies, c’est sûr que les jeunes en savent beaucoup. Pour rester dans le coup, il ne faut jamais cesser de suivre des formations.

Cependant, je trouve dommage que les filles aujourd’hui n’apprennent pas aussi bien le français qu’à l’époque. Plusieurs secrétaires ne savent tout simplement pas écrire.

D’après vous, comment devrait évoluer le métier ?

Moi, ce que j’adorerais, ce serait de terminer ma carrière comme secrétaire virtuelle. Je pense que les gestionnaires devraient utiliser ce service pour réduire les frais. Parfois, dans les grandes entreprises, ils doivent engager des gens surnuméraires et ils n’ont même pas de postes de travail à leur offrir pour qu’ils puissent s’asseoir. Le télétravail est une avenue qui devrait être envisagée plus souvent pour réduire, entre autres, les coûts d’exploitation.



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