Un plus gros salaire vous rendrait-il plus heureuse?

, par Secretaire-inc.

Si vous aviez à changer de travail pour gagner plus d’argent, feriez-vous le saut, en sachant que vous étiez heureuse dans votre ancien travail. Caroline Denis est persuadée que cela ne sert à rien de courir derrière l’argent. Adjointe administrative, elle possède de grandes compétences dans son domaine. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle a toujours eu la chance de travailler pour de grosses entreprises.

Certes, elle était presque parfaite dans son travail et elle gagnait bien sa vie aussi. Puis un jour la maternité a frappé à sa porte ; au retour du congé, les choses ont vite changé. Elle ne pouvait plus travailler au rythme d’avant.

Trop de travail, pas assez de temps. Ses journées sont devenues trop remplies. Résultat, son humeur a changé, souvent fatiguée, presque agressive. Le constat est là: oui le salaire était conséquent, mais son moral en prenait un coup, elle n’était plus heureuse au travail.

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L’argent était pourtant là

Caroline n’avait aucun souci d’argent, elle avait surtout la chance d’avoir vécu 20 ans avec un mari qui possédait une entreprise très lucrative. À la maison, c’était le grand train de vie, mais au fond d’elle, c’était le désespoir.

«Je n’avais plus de mari, il travaillait 70 heures par semaine, j’étais toujours seule et quand on se réunissait, mon mari était épuisé et indisponible, on n’était pas heureux.»

Caroline le confesse aujourd’hui : oui , elle avait le luxe, mais aussi un grand vide à l’intérieur. «Nous en avons reparlé dernièrement, mon mari m’a avoué qu’il avait perdu l’essentiel : sa femme et ses deux enfants.»

Lasse de voir son moral au plus bas, Caroline décide de réagir. Elle abandonne le travail payant qu’elle avait, pour opter pour un petit boulot proche de chez elle. Son moral revient alors au beau fixe!

«Rien à mes yeux n’est plus important que le bonheur. Être heureuse ça n’a pas de prix. J’aime mieux arriver à la maison avec un sourire sur le visage et épanouie que d’y entrer avec la lourdeur de ma journée qui finira de toute façon par déteindre sur le reste de ma famille.»

Autre cas, autre souci

Maude Guilbault est secrétaire. Depuis septembre, elle occupe un poste de remplacement dans un Centre d’études professionnelles. Elle se considère comme chanceuse de travailler à cet endroit.

Son bonheur à elle, c’est surtout de faire partie d’une équipe épatante. Un groupe de collègues qui rejoint entièrement ses valeurs. Rien que pour cette ambiance et le bonheur que cela procure, Maude n’est pas prête de quitter cette opportunité.

«C’est vrai que j’aimerais avoir une sécurité d’emploi le plus rapidement possible, mais étant passée par des temps très durs avec mon ancien employeur, je considère que je suis plus riche que je ne l’ai jamais été.»

Pour Maude, la seule chose qui lui ferait quitter la Commission scolaire, c’est l’assurance d’une permanence. Certes, elle est persuadée que l’argent est important, un facteur qui joue sur le bonheur, mais il n’est pas, pour elle, le principal.

«Si je ne suis pas heureuse au travail, comment puis-je l’être en privé? Qui n’aimerait pas gagner 100 000$ par année? Mais il faudrait probablement que je mette de côté bien des choses qui me tiennent à cœur et je n’y suis pas prête.»

Pour Maude, c’est clair, le bonheur passe avant l’argent.



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