Accros aux courriels, libérez-vous!

, par Therese Garceau.

Combien de fois avez-vous vérifié vos courriels aujourd’hui? Si, comme beaucoup d’entre nous, vous êtes incapable de répondre à la question, il est grand temps de réagir. Diable! Comment une si petite boîte peut-elle nous avoir rendus à ce point esclaves?

Dans le métro, en réunion et même le soir à la maison, surveiller votre boîte de courriels est devenu pour vous une envahissante obsession. Téléphone intelligent toujours à portée de main, tel un incontrôlable réflexe, vous y retournez encore et encore pour vérifier, valider, vous rassurer.

Petit à petit, sournoisement, sans même vous en rendre compte, vous en êtes devenue complètement accro. Mais alors, pourquoi sommes-nous si dépendants de notre boite de messagerie? Avons-nous véritablement besoin de vérifier l’arrivée de nos courriels 3 fois par heure? Y a-t-il un espoir pour tous les accros de la planète?

Un emploi pour vous?

Un récent article référant à Charles Duhigg, l’auteur The Power of habit et au conférencier Nir Ayal, à qui l’on doit Hooked: How to Build Habit-Forming Products, jette quelques pistes intéressantes pour nous aider à comprendre et à se détacher des dépendances qui nous tiennent. Les points saillants :

 

Comment devient-on accro?

Selon Charles Duhigg, le moteur, l’action et la récompense sont les trois déclencheurs qui contribuent à forger les habitudes. Ainsi lorsque survient un événement, nous posons un geste qui nous apporte satisfaction, qui remplit une attente. Ces trois étapes consécutives viennent déclencher un phénomène de réflexe automatique. Exemple : Vous recevez un courriel d’une collègue. Vous lui répondez. Elle vous remercie en retour avec un symp😊tique émotiocône.

Aussi banale qu’elle soit, une telle habitude peut devenir une dépendance. Vous devenez accro au moment où vous ne pouvez plus résister à répondre sur le champ au courriel pour satisfaire vos attentes.

 

Identifiez vos moteurs. Les notifications qui retentissent à tout moment sur vos différents appareils sont des stimulis qui viennent conditionner vos actions. Votre cerveau les associe à des personnes, des lieux, des choses à faire, et vous garde en alerte, en constante veille de vos messages. Débranchez-les! Différentes émotions comme la fatigue, le désintéressement ou l’ennui peuvent aussi vous pousser à consulter vos courriels. Apprenez à les reconnaître et brisez vos vieux réflexes.

 

Retardez l’action. Vous avez du mal à résister à l’envie de consulter vos courriels. À chaque fois que vous y retournez, vous vous dites, qu’après tout, cela ne vous prendra que quelques secondes. Et c’est bien là où le bât blesse. Compliquez-vous la vie! Débranchez régulièrement vos appareils, éteignez votre téléphone, cela rendra plus fastidieuse l’ouverture de votre boîte de messagerie.

 

Récompensez-vous autrement. Pour ne pas compromettre votre réputation d’employée modèle, vous multipliez les allers et venues sur votre téléphone, à l’assaut du moindre petit message qui aurait pu vous échapper?  Vous n’êtes pas la seule! Répondre promptement aux courriels des patrons et collègues est très souvent perçu comme un signe d’efficacité dans le monde du travail.  C’est une valorisation, un sentiment d’importance, mais ce n’est certes pas la seule source de gratification possible. Trouvez votre satisfaction dans les tâches qui comptent vraiment et qui, surtout, ne vous font pas perdre un temps fou.

 



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