Amandine Giot : secrétaire dans le communautaire

, par Florence Tison.

Notre secrétaire de la semaine est adjointe de direction auprès de l’organisme Rue Action Prévention (RAP) Jeunesse depuis février dernier.

Nous lui avons posé quelques questions à propos de son parcours.

Depuis combien de temps êtes-vous secrétaire?

Depuis février 2018. Je suis revenue là (RAP Jeunesse) parce que mon boss est venu me chercher. Ça faisait deux ans que je n’y étais plus à cause d’une lésion professionnelle. Je m’étais blessée dans mes anciennes fonctions.

Un emploi pour vous?

L’organisme a eu un changement de direction, et ils avaient besoin de quelqu’un de confiance qui connaissait bien la boîte. J’ai pris la direction de l’organisme au niveau administratif.

Le poste s’est défini au fur et à mesure et est devenu « adjointe à la direction » quand les tâches se sont un peu plus définies. J’ai commencé à 18 heures par semaine, et maintenant c’est 21 heures par semaine.

Vous n’avez donc pas de formation en secrétariat!

Je n’ai pas de formation de secrétaire, mais plutôt en travail social. J’ai été coordonnatrice d’un programme de pré employabilité au sein de l’organisme pendant un peu moins de trois ans.

Je coachais des jeunes qui n’avaient jamais été embauchés pour leur donner une expérience d’employabilité. Tous les jours, on faisait du travail physique et manuel, comme du terrassement et autres travaux physiques.

C’est ce qui a causé mon accident en 2015. J’ai été en arrêt de travail longtemps, parce que la CSST refusait de reconnaître ma blessure. J’ai été un an sans soin pour après avoir gain de cause aux normes du travail.

Après plus d’un an et demi en réhabilitation j’ai démarré mon poste actuel. Je ne pouvais plus faire ce que je faisais avant.

À quoi ressemblent vos tâches?

Je fais tout ce qui permet à la direction de gagner du temps.

La facturation, la paie avec le comptable, les frais d’équipe sur le terrain…

Les frais d’équipe?

Comme on a beaucoup de travail de rue, on a beaucoup de frais! Par exemple, prendre des cafés avec de gens qui sont dans le besoin.

Et à part ça, vous avez d’autres responsabilités?

Nous sommes un organisme communautaire, alors on dépend à 100 % du financement qu’on reçoit du provincial, du fédéral, de la Ville, du privé… Comme on intervient auprès de personnes en difficulté et vulnérable, il y a toujours un volet rédaction pour montrer les résultats de nos démarches et activités pour avoir financement l’année suivante. L’accord de financement ne dure qu’un an, c’est toujours à recommencer!

Il y a toujours des bilans et des rapports d’étapes à faire. Je les complète avec la direction, et il y en a beaucoup! Le trois quarts de mes tâches, c’est ça : accompagner la direction avec toutes les demandes de rapports.

Vous aimez ce que vous faites maintenant?

Je me pose beaucoup de questions! J’ai un grand attachement pour l’organisme, et j’aime ce qui est en lien avec le développement des projets. J’ai envie que la mission continue.

Si le financement durait plus longtemps, ça me permettrait de mettre l’énergie dans des choses qui permettraient de développer encore plus les projets et les partenariats.

Mon mandat, c’est ça : pérenniser le financement. Quelle perte de temps de toujours devoir légitimer nos actions, alors qu’on pourrait mettre notre énergie dans ces actions!

Finalement, c’est une job pas mal par défaut, mais c’est un retour à mes amours. J’aime vraiment l’organisme et les valeurs qu’il représente. Je suis allée là par conviction personnelle plutôt que par intérêt professionnel.

Qu’est-ce que vous aimez le plus, alors?

J’aime quand on arrive à obtenir des financements qui permettent la poursuite des projets, Quand on arrive à maintenir notre offre de service. C’est un gros travail d’équipe, comme une grosse machine : ce qu’on fait dans les bureaux permet le travail de ceux sur le terrain.

C’est la réalité du communautaire, et c’est aussi la beauté du communautaire. Ça reste très humain et ça demande beaucoup d’énergie positive.

Quel est votre plus grand défi?

J’apprends toujours encore, puisque je n’ai pas de formation. J’ai toujours peur de ne pas terminer dans les délais. La gestion du temps, c’est vraiment ça qui est mon plus grand défi.

Même si on très organisé, ça prend de la gestion du temps et il faut répondre aux échéanciers. J’ai appris sur le terrain, j’ai découvert l’utilisation de Simple comptable en février! Je découvre au fur et à mesure.

Mon boss m’accompagne là-dedans. Il est très présent et me donne beaucoup de soutien.

Il vous manque, votre poste de coordonnatrice?

Le seul aspect qui me manque est de n’être plus sur le terrain. Comme ça me manquait, on m’a proposé en même temps d’être surveillante de dîner dans une école à la Commission scolaire de Montréal. Ça me permet de quitter mon bureau et d’être avec les enfants.

C’est un parcours assez atypique!



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