Audrey Boucher : nourrir le sentiment d’appartenance

, par Florence Tison.

Notre secrétaire de la semaine est adjointe de direction aux soins infirmiers du CISSS de Lanaudière.

Nous lui avons posé quelques questions à propos de son parcours.

Depuis combien de temps occupez-vous votre poste?

Un emploi pour vous?

En fait, ça fait huit ans que je suis ici : un an titulaire de poste, et sept ans sur la liste de rappel.

Sept ans sur la liste de rappel? C’est long!

Je faisais mes applications selon ce que je voulais faire, et je voulais un horaire plus régulier pour faciliter la conciliation travail-famille. Pour quelqu’un qui veut travailler de soir avec les médecins, c’est plus rapide.

Pourquoi avoir choisi le secrétariat?

C’est une illumination! Je travaillais  à l’époque dans un laboratoire de soir, après un an de cégep. J’avais beaucoup d’analyses à faire, des échantillons, des tests, mais aussi remplir de la documentation et des copies.

Je me suis dit : j’aime ça, faire ça! Quel métier y correspondrait? Il me semble que le secrétariat, ce serait ça! je suis allée voir les formations sur Internet, puis je suis allée visiter ce qui était à l’époque le Collège supérieur de Montréal. Ils m’ont donné les infos, ils ont été super gentils. Je me suis dit : ça va être mon métier! Et j’ai jamais quitté depuis 2002.

Je trouve que même en parallèle avec ses goûts dans la vie privée, ça peut très bien se rejoindre. Quelqu’un qui est mordu de mobilier ou d’architecture pourrait très bien travailler dans une firme, et quelqu’un qui aime les gens peut facilement faire de l’accueil en entreprise.

Je trouve que ça s’adapte facilement à nos goûts personnels.

Qu’est-ce qui vous a amenée à ce poste d’adjointe à la direction?

J’étais dans une entreprise privée auparavant, complètement dans une autre domaine : la mécanique pour véhicules lourds. Lors de la crise économique du milieu des transports, mon poste a été aboli.

J’ai appliqué sur la liste de rappel. Avec l’expérience que j’ai acquise lors de mes remplacements, j’ai réussi à obtenir le poste que j’occupe présentement.

À quoi ressemblent vos tâches?

C’est assez diversifié! Je réponds de différents directeurs, et de chaque côté les tâches sont différentes. Je fais du soutien aux employés tant au niveau de l’informatique que des ressources humaines. Du côté clérical, j’organise des rencontres, je planifie l’affichage de poste, les retraites… C’est quand même un poste assez varié.

Et ça vous plaît?

J’aime ça parce que c’est très varié! On n’est pas capable de se construire un horaire en se disant : tous les mercredis, je vais faire telle tâche! C’est impossible. Il faut vraiment prendre les dossiers prioritaires et les amener à bonne échéance.

On est en fait une grande équipe divisée en programmes. Ma responsabilité, c’est de créer un sentiment d’appartenance au sein de l’équipe par l’organisation du party de Noël et l’accueil des nouveaux employés.

Alors vous êtes en plein dans les préparatifs du party de Noël!

Pour le party de Noël, tout est réglé! J’avais déjà tout commencé ça au mois d’octobre, j’ai la tête tranquille.

On a organisé un concours ugly sweater. On a invité les employés à porter un chandail de Noël, des couleurs vives, ou de se décorer sur le thème de Noël

On voulait mettre un peu de couleurs dans notre party

À la quantité d’employés qu’on a, on n’a pas le choix de créer un sentiment d’appartenance. On a plusieurs programmes divisés sur le territoire. Quand un employé est à Saint-Michel-des-Saints et son directeur à Terrebonne, c’est dur de se sentir dans l’équipe.

Ça arrive souvent, une telle distance?

On couvre des régions entières avec les CISSS de monsieur Barrette. Ça a occasionné beaucoup de difficultés organisationnelles, et on est encore dans ça.

Dans le programme, on doit être près de 300. On a des quarts de travail, des employés la fin de semaine, alors c’est dur de rejoindre tout le monde.

Revenons-en à votre travail! Quel est votre plus grand défi?

C’est d’avoir à s’adapter! On est dans une période de mouvance; les cadres et les gestionnaires changent beaucoup à l’interne et à l’externe. Il faut s’adapter aux méthodes de travail de chacun, c’est notre métier! Je pense que c’est ça qui est plus challengeant.

Et qu’aimez-vous le moins?

Je parlerais plus de l’époque de la liste de rappel. Là, c’était difficile. J’ai toujours eu des beaux remplacements, mais l’insécurité de savoir qu’il se termine la semaine prochaine et de se demander si je vais arriver financièrement… Ça, c’était mon talon d’Achille avant d’avoir mon poste.

Quelle est la prochaine étape professionnelle pour vous?

On a la possibilité de gravir les échelons, ici. Ça fonctionne par certification : plus on a des diplômes, plus on peut monter des échelons. Actuellement, je fais un RAC en technique de bureautique.

Un RAC?

De la reconnaissance des acquis! On n’a pas besoin de s’asseoir à l’école et de faire des cours. C’est vraiment par l’expérience : on passe des examens et des cours peuvent nous être crédités. À la fin, on peut obtenir une technique qui peut nous ouvrir les portes d’un poste de technicienne.



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