Burn-out : quatre profils de secrétaires concernées

, par Theodora Navarro.

Le burn-out. Le mot évoque une espèce de falaise, un précipice dans lequel une personne tomberait en chute libre. Aussi appelé « syndrome d’épuisement professionnel », le burn-out touche toutes les professions, notamment celles dites du secteur tertiaire. A l’image de la dépression, il existe « des candidates au burn-out », c’est-à-dire des femmes qui, par leur manière d’envisager le travail, seront plus susceptibles de tomber dans le précipice. Voici 4 profils :

? Les auto-critiqueuses
Vous vous déjugez sans cesse. Le moindre compliment vous rend soupçonneuse et les critiques vous plongent dans plusieurs jours de léthargie. Vous décortiquez chaque réflexion, analysant le ton, la voix et le regard avant même d’analyser les faits. Plus vos collègues réussissent, plus vous avez l’impression de rester statique, voire de régresser.

? Les dévouées à outrance
Au départ, vous êtes seulement une professionnelle impliquée dans le développement de son entreprise. Vous vous intéressez aux produits créés, à l’histoire de vos patrons. Vous dîtes « nous » en parlant de l’entreprise et relayez les nouvelles créations sur votre Facebook personnel. Puis, peu à peu, vous commencez à ne parlez que de l’entreprise, même le dimanche au dîner. Le soir, dans votre lit, vous imaginez de nouveaux produits ou de nouveaux services. Et puis un jour, devant votre zèle, une collaboratrice un brin suffisante vous rétorque « Arrête un peu, tu n’es QUE la secrétaire ». Et vous plongez.

Un emploi pour vous?

? Le clan de celles « qui ne délèguent rien »
Vous faîtes tout vous-même. De la commande des stylos à la gestion du dossier classé « A++ » (A faire dans les plus brefs délais), vous ne déléguez aucune tâche, persuadée que nul ne peut faire mieux que vous. L’idée même de confier l’un de vos dossiers à une secrétaire moins expérimentée vous donne des palpitations. Le travail s’accumule sur votre bureau tandis que votre collègue se plaint de n’avoir rien à faire. Vous êtes obligée de faire des heures supplémentaires chaque soir, et d’arriver une demi-heure en avance chaque matin pendant que votre mari déjeune seul avec les enfants. Le soir où votre cher et tendre vous demande d’acheter du pain en rentrant du travail, vous explosez.

? Les nécessiteuses du compliment
Vous ne savez pas travailler pour vous-même. Vous avez vaguement conscience d’avoir travaillé avec acharnement et de mériter votre salaire, mais tant que votre patron ne vous a pas envoyé un petit mot gentil du type « Bravo Suzanne, excellent travail » via Lynk, vous n’êtes pas satisfaite. Votre réussite passe par le regard des autres et vous ne supportez pas les remarques désagréables. Incapable de tenir compte du contexte ou du caractère des personnes qui vous entourent, vous prenez chaque critique au pied de la lettre, même si celle-ci vient de votre bitcheuse professionnelle de collègue. Vous ne comptez plus les soirs où vous êtes rentrée chez vous en larmes.

Si vous vous reconnaissez dans un de ces profils (ou plusieurs, soyons fou), réagissez. Prenez de la distance, apprenez à travailler pour vous-même en premier lieu, vous êtes votre meilleur juge. Et si vous avez déjà basculé dans le précipice, ne paniquez pas. Vous avez quelque chose de cassé ? Votre cœur par exemple ? Dîtes-le, exprimez-vous, vos proches et les professionnels de santé sont là pour vous aider à vous relever.



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