Comment atteindre le sommet… Au féminin

, par Therese Garceau.

Où serez-vous dans 5 ou dix ans? Certes, gravir les échelons n’est pas une ambition réservée aux patrons ou aux collègues masculins. Il reste que le succès professionnel semble, encore aujourd’hui, plus difficile à conjuguer au féminin pluriel. Explications.

Malgré les pas de géants qui ont été faits pour permettre aux femmes d’accéder à des postes de haute direction, la parité homme/femme dans ces rôles de pouvoir est encore loin d’être atteinte, et une majorité de femmes se sent encore exclue de ces cercles dorés. Difficile donc de s’immiscer dans ce boys club.

Celles qui réussissent à se hisser au sommet y parviennent habituellement avec beaucoup moins de soutien que leurs vis-à-vis masculins. C’est du moins ce qui ressort des résultats d’une récente enquête de la firme de ressources humaines LeanIn. C’est d’ailleurs par la lorgnette de cette étude que dans une récente publication sur heragenda.com, la bloggeuse Liera Caron, s’est penchée sur la question de l’accession des femmes aux postes clés des entreprises.

Un emploi pour vous?

Si les femmes sont bien outillées pour devenir dirigeantes d’entreprises ou accéder aux fonctions supérieures dans tous les domaines, elles atteignent plus rapidement le plafond de verre que leurs homologues masculins.

Une question de génération?

Signe que les choses n’évoluent pas comme on le souhaiterait, le coup de sonde de LeanIn indique que 21 % des femmes milléniales vivent de la discrimination de genre au travail. C’est donc dire que les vieux réflexes machos ont la vie dure, et ce, même parmi les jeunes travailleurs. En 2017, un faible 10 % des postes importants étaient occupés par les femmes tandis que les rôles décisionnels de haut niveau étaient toujours réservés aux hommes. Résultat : les femmes gagnent en général 75 % du salaire de leurs vis-à-vis masculins.

Qu’en est-il de l’ambition au féminin? Une enquête conduite par le magazine Harvard Business Review auprès de cheffes d’entreprise révèle que sur 57 femmes sondées, seulement 5 déclaraient avoir toujours voulu être pdg. Plus révélateur encore, deux tiers d’entre elles ont confié ne pas s’être potentiellement vues comme cheffe de direction avant que quelqu’un d’autre ne leur suggère de le devenir.

Mais, à la lumière de ce sondage, le HBR conclut que les entreprises doivent reconnaître tôt le potentiel de leurs employées et aider celles qui le souhaitent à atteindre des postes dans la haute direction. 

 

Autre point clé identifié au cours des entretiens menés par le HBR est l’importance pour les entreprises de porter une attention particulière sur la façon dont elles rédigent leur description de poste. Elles oublient trop souvent que la plupart des femmes ne veulent pas seulement le titre, elles veulent avoir un impact positif en tant que leaders. Une entreprise qui présente le rôle de pdg comme celui d’un agent de changement – qui peut avoir un impact positif en son sein – devient plus attrayante pour les femmes qui seront plus enclines à se porter candidates. 



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