Coup d’oeil sur les caprices orthographiques

, par Louise Proulx.

Alors que certains la voient riche et belle, d’autres la trouvent trop capricieuse. Au fil du temps, la langue française et son orthographe ont évolué, si bien que les exceptions confirment non seulement les règles, mais aussi les difficultés. Voici quelques exemples démontrant l’excentricité de notre belle langue :

Le rejeton de la famille. Ne charriez pas et ne mettez pas la charrue avant la charrette si vous n’avez pas de chariot. Vous avez remarqué ? Chariot est le seul de sa famille à ne s’écrire qu’avec un « r ».

L’enfant rebelle. Avant le XIIIe siècle, le mot relais s’écrivait « relai ». On lui a ajouté un « s » pour l’inclure à famille de « relaisser ». En 1976, l’Académie française a voulu qu’il retrouve sa graphie d’antan pour le mettre sur le même modèle que « balai » ou « délai », mais, en vain, il a gardé son « s ».

Un emploi pour vous?

Les silencieuses. Qu’ont en commun les mots asseoir et oignon ? Une lettre muette. La nouvelle orthographe accepte maintenant que l’on retire de ces mots leur lettre superflue. Avis à tous : ce n’est plus une faute d’écrire ognon ou assoir.

Le partant et le revenant. On parle du trait d’union. Certains mots peuvent maintenant s’en passer, comme « portefeuille » ou « portemanteau », mais d’autres en ont encore besoin, comme « porte-monnaie » ou « porte-parapluie ».

Les bâtards. Bien que les mots « souffler », « siffler », « combattre » et « bonhomme » comportent des doubles consonnes, leurs dérivés ne les suivent pas. Et oui, on écrit bel et bien « boursoufler », « persifler », « combatif » et « bonhomie ».

Le « n », du simple au double. Parfois il se double et parfois il reste seul : « pension » devient « pensionnaire », alors que « nation » devient « national ». Même que, parfois, il perd un de ses « n » selon le mot de la famille : « rationnel », mais « rationaliste » et « millionnaire », mais « millionième ».

Les caméléons. Les mots caméléons ont une double graphie : bistrot et bistro, clé et clef, cuillère et cuiller, lis et lys, laïc et laïque, tsar et tzar, yaourt et yogourt.

Le « h » imposteur. Dans les mots « huile », « huit » et « huître », le « h » a été ajouté sans raison étymologique puisqu’ils venaient des mots latins oleum, octo et ostreum.



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