Dominique Gagné-Supper, jamais loin du spectacle

, par Florence Tison.

Notre secrétaire de la semaine est adjointe administrative au Théâtre La Rubrique, à Saguenay. Nous lui avons posé quelques questions au sujet de son parcours.

Depuis combien de temps êtes-vous dans le domaine du secrétariat?

Trois ans, grâce au DESS en gestion des organismes culturels du HEC. C’était pour faire suite à mon BAC en danse, mais en ayant des opportunités d’emploi plus intéressantes.

La danse, on s’entend que ce n’est pas le milieu avec le plus d’emplois! Alors en 2013-2014, j’ai fait un retour aux études. J’avais 25 ans.

Un emploi pour vous?

Qu’est-ce que vous avez fait, en danse?

Ma pratique en danse était concentrée en danse contemporaine.

Avec des amies, nous avons fondé une petite compagnie, Tuque et Capuche [TeC], afin de nous permettre de créer nos propres projets. Nous avons présenté notre spectacle au Festival Vue sur la Relève, au Fringe St-Ambroise et dans un festival à Lyon, entre autres.

Suite à mon BAC, j’ai enseigné la danse afin de payer mes factures. Je me suis spécialisée dans deux clientèles principales, les enfants et la danse intégrée : la danse pour les personnes avec et sans handicap, via la compagnie Corpuscule Danse.

Avant mon retour aux études au HEC en 2014, je vivais principalement grâce à mes différents contrats d’enseignement de la danse.

Qu’est-ce qui vous a amenée au secrétariat?

Quand j’ai terminé en décembre au HEC, j’ai continué mes contrats en enseignement de la danse. J’ai trouvé mon contrat ici quand j’ai déménagé au Saguenay en 2015. Avant ça j’étais à Montréal.

Pourquoi avez-vous arrêté la danse?

La principale raison de mon arrêt est les blessures. Mon corps ne répondait plus comme je l’aurais souhaité, et je sentais que je créais des dommages à long terme à force de le pousser dans une direction dans laquelle il ne semblait pas vouloir aller.

Les différentes épreuves que la vie a mises sur mon chemin ont également fait en sorte que j’ai remis en question mes choix de vie, et changé mes priorités de place. La précarité d’emploi et les horaires atypiques, contraires à tout mon entourage, commençaient à peser lourd dans la balance aussi.

Dominique Gagné-Supper Crédit photo : Julie Caron

Vous regrettez la danse?

Je ne cacherais pas que d’arrêter la danse, ce qui s’est fait progressivement, n’a pas été facile. Ce fut un gros deuil d’un rêve, d’un mode de vie qui avait toujours été là dans ma vie

Mais toutes ces années à danser font partie de mon bagage et m’ont permis d’acquérir des compétences qui me sont encore toujours utiles. Il m’arrive encore aujourd’hui d’essayer d’imaginer la vie si j’avais fait d’autres choix, mais je suis heureuse où je suis rendue aujourd’hui, même si c’est différent du plan initial.

Je me rends compte que tant que je ne suis pas loin d’une salle de spectacle et que j’évolue dans le milieu culturel, je suis heureuse.

Vous aimez donc votre travail?

Oui! Je ne le ferais pas pour un milieu corporatif régulier, mon désir c’était le milieu culturel.

C’est sûr que c’est connexe avec mon DESS. À Montréal, c’est quand même une formation commune. Au Saguenay, c’est plus marginal. C’est un avantage pour mon employeur.

Oui j’ai des connaissances en comptabilité, mais aussi en gestion culturelle. C’est un peu dans ce sens-là que me je suis retrouvée ici.

À quoi ressemblent vos tâches?

Je suis responsable de la billetterie, des comptes payables et des comptes recevables, des paies… Je m’occupe également de la gestion bar et du vestiaire, et d’autres tâches administratives, qui s’apparentent à celles d’une adjointe de direction.

C’est sûr que c’est beaucoup de tâches. Quand j’ai quitté l’an passé pour mon congé de maternité, trouver un remplaçant ce n’était pas évident, pas pour pouvoir reprendre toutes les tâches. On n’a pas réussi, d’ailleurs. On a trouvé quelqu’un qui ne pouvait pas tout faire.

On est une petite équipe, seulement six employés permanents.

Le plus difficile, c’est les rushs. Dans notre cas, le plus grand rush c’est le Festival international des arts de la marionnette à Saguenay, qu’on a repris. C’est bisannuel, et ça demande beaucoup de ressources, beaucoup de temps.

Le lancement de la saison pour moi aussi, c’est beaucoup de travail, de monter la billetterie par exemple.

Quel est votre plus grand défi?

De réussir à rentrer toutes les tâches dans une journée! Dans le culturel, on est toujours un peu débordés. Mais la panoplie de tâches, c’est un avantage. Si je ne faisais que des comptes recevables,  je serais morte par en-dedans! C’est un avantage, mais un défi.

Le service à la clientèle à la billetterie, là aussi c’est un défi. Les gens sont un peu plus exigeants sur tout.

Exigeants? Pourquoi?

Parce que c’est un loisir, donc c’est des sous qu’ils ne sont pas obligés de dépenser. Ils veulent des rabais, des escomptes.

En 2018, ils ne sont pas au courant qu’au théâtre, les gens qui sont en retard ne sont pas admis dans la salle. Sur la scène, ce sont de vrais humains et les retardataires, ça les dérange.

Une chance que Dominique n’est jamais loin de la scène pour veiller au spectacle.



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