Emploi et handicap : 5 préjugés persistants

, par Louise Proulx.

D’un côté, l’employeur peut craindre d’avoir à déployer une tonne d’accommodements s’il accepte d’engager une personne handicapée. De l’autre, les collègues peuvent percevoir cette personne à inclure dans leur équipe comme un boulet qu’ils devront traîner. Quoi qu’il en soit, les préjugés et la discrimination continuent de courir. Pour briser certains d’entre eux, décortiquons-les.

« Avec son handicap, elle va être moins performante, c’est sûr… »

La tendance à penser qu’un salarié vivant avec un handicap sera moins productif ou plus lent est bien répandue. Les collègues ont peur de voir leur charge de travail se décupler. Or, il n’y a aucune raison pour qu’une adjointe handicapée soit moins performante qu’une autre. Bien sûr, certains aménagement devront peut-être apportés, mais il faut savoir que seulement 10 % des intégrations de salariés handicapés requièrent un investissement financier. De plus, une étude a révélé que, pour les entreprise, la diversité est payante.

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« Encore une qui va passer son temps en congé de maladie ! »

Les responsables en ressources humaines décrient haut et fort cette idée reçue, même que plusieurs d’entre eux affirment que non seulement le taux d’absentéisme d’une personne handicapée n’est pas plus élevé, mais qu’il serait même inférieur.

« L’équipe n’est pas assez solide pour être capable de l’intégrer. »

Au contraire, les études démontrent que les ? des salariés ne voient aucun inconvénient et sont prêts à accueillir une personne vivant avec un handicap. Pour que l’intégration se passe bien, cela ne demande qu’une bonne discussion avec l’équipe pendant laquelle une sensibilisation de la situation doit être mise de l’avant.

« Elle va certainement passer son temps à se plaindre. »

Pourquoi se plaindrait-elle plus qu’une autre ? Après tout, c’est un être humain comme un autre avec ses hauts et ses bas.

« Nos couloirs ne sont pas adaptés pour faire passer son fauteuil. »

Qui dit handicap, ne dit pas nécessairement chaise roulante. La preuve : seulement 1 % des personnes aux prises avec un handicap se délacent avec un fauteuil roulant. Il faut savoir que les handicaps ne sont pas tous visibles, 85 % d’entre eux seraient invisibles : asthme, dysphasie, surdité, hernie-discale… Alors, avant de défoncer les murs de leur entreprise, les employeurs auraient intérêt à s’informer sur les besoins de la personne en question !



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