Êtes-vous une droguée du boulot?

, par Therese Garceau.

S’investir à fond dans un travail qu’on aime, c’est bien. Mais savoir garder son équilibre personnel dans la poursuite de ses objectifs de carrière s’avère parfois difficile. Quand le travail devient une dépendance…

La course à la performance, la compétitivité dans le marché actuel de l’emploi, la peur de perdre son travail… Dans notre monde hyper connecté, où la quête de résultats instantanés semble devenir la norme, tracer une ligne entre le travail et la vie privée devient de plus en plus complexe.

Prendre ses courriels professionnels le soir ou la fin de semaine, travailler à distance pendant les vacances histoire de s’avancer un peu , la technologie se fait complice et parfois même exacerbe cet obsédant besoin de contrôler et de valider, et ce, même lorsqu’on devrait pouvoir enfin décrocher du travail.

Un emploi pour vous?

Et, comme le souligne Anne-Caroline Moeller collaboratrice à lexpress.fr , c’est aussi précisément là que la sournoise spirale de l’addiction au travail s’installe et vient peu à peu déconnecter ses victimes de toutes sources de plaisir et d’émotion.

Le doigt sur le bobo

Comment définit-on le surinvestissement professionnel? Selon la coach en gestion de carrière, contrairement à une personne travaillante, la workaholique travaille sans relâche sans jamais être satisfaite des résultats qu’elle obtient et se coupe littéralement de toutes implications dans sa vie personnelle, sociale et familiale.

Des signes qui ne trompent pas

À quoi reconnaît-on l’hyperactivité?  Les signes révélateurs d’un problème de surinvestissement sont :

  1. Commencer ses journées de plus en plus tôt et les terminer de plus en plus tard.
  2. Consulter sa messagerie de façon effrénée à toute heure du jour et de la nuit.
  3. Avoir une charge de travail nettement supérieure à la moyenne, de façon régulière et sans aucun relâche.
  4. Faire du travail en soirée, durant la fin de semaine ou pendant les vacances.
  5. Penser sans arrêt au travail et avoir des problèmes de sommeil.
  6. N’avoir plus que le travail comme centre d’intérêt.
  7. Penser que les autres ne peuvent pas comprendre et ignorer les remarques de son entourage et de sa famille.

De son côté, la psychiatre et psychotraumatologue du travail, Marie-Pierre Guiho-Bailly, identifie quatre phases distinctes dans le processus de l’obsession du travail.  Premièrement, il y a celle de l’énergie, de la performance et de la tolérance de l’entourage. S’en suit une étape d’irritabilité, de syndrome de manque et d’appauvrissement du lien familial et social. La troisième phase est caractérisée par la fatigue, le stress, les troubles psychosomatiques et psychiques, ainsi que la baisse de la performance. Alors, que les problèmes graves de santé sont le point culminant de cette descente.

Des remèdes?

Anne-Caroline Moeller suggère, entre autres, un travail sur la gestion de l’agenda et une remise en question des priorités. Elle préconise également une psychothérapie pour mettre en place des comportements plus sains.



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