Feindre d’être toujours de bonne humeur au travail est nocif!

, par Céline Gobert.

Vous pensez encore que la seule bonne façon de répondre au « Comment ça va? » de votre boss est « Super bien ! » avec votre plus beau sourire? Vous avez peut-être tort!

Aujourd’hui, tout le monde veut que vous soyez heureux à tout prix : on vous vend des livres sur le bonheur, sur les meilleures façons de vous débarrasser de vos pensées négatives et d’arrêter d’être inquiet. Pourtant, selon ce professeur de psychologie danois, la culture du positivisme à tout prix a un côté obscur…

Selon lui, le bonheur n’est pas la réponse adéquate dans toutes les situations de vie. Faire « semblant » d’être heureux est même très mauvais pour la santé, dit-il.  

Un emploi pour vous?

« J’ai la conviction que nos pensées et nos émotions devraient être un miroir du monde en face de nous. Quand quelque chose de mauvais arrive, nous devrions être autorisés à exprimer nos pensées et nos émotions négatives, parce que c’est de cette façon que nous comprenons le monde », explique le psychologue, prenant pour exemples des cas tragiques, comme le deuil.

Le bonheur? Pas une obligation!

S’il estime qu’il n’y a rien d’anormal chez les gens ayant des dispositions plus évidentes pour la joie et la légèreté, le bonheur ne devrait pas être selon lui une « obligation. » Notamment sur le lieu de travail dans lequel les « examens » et autres rapports de performance insistent davantage sur « la croissance positive » des employés que sur les « difficultés réelles » qu’ils peuvent rencontrer.

Ces manifestations exigeantes du bonheur seraient selon lui carrément « totalitaires »! Insister pour que tous les employés soient heureux tout le temps tiendrait du « contrôle de la pensée ». Dès lors que nos sentiments deviennent « des produits », on tombe du côté obscur du bonheur! Parce qu’on a la pression constante d’être heureux, et que cet objectif est tout simplement impossible à atteindre!

Le véritable bonheur au travail n’est possible que si chacun assume l’éventail de ses émotions. La culpabilité et la honte sont nécessaires au sens de la morale, la colère est une réponse légitime à l’injustice, la tristesse nous aide à accepter le tragique, et la joie est géniale! Mais pas tous les jours…



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