Femme patron : enfer ou paradis?

, par Melissa Pelletier.

On voit de plus en plus de femmes à la tête d’entreprise. Deviennent-elles davantage des matrones que des patronnes?

Travailler pour une femme, est-ce plus difficile? Alors que certaines sont très favorables à cette situation, d’autres jurent qu’on ne les y reprendra plus. Mais pourquoi? Retour sur un reportage de Cécile Gladel dans le Coup de pouce.

Une étude menée par un professeur de l’Université de Toronto, Scott Schieman, avance que les femmes qui se retrouvent sous la supervision d’une autre femme éprouvent plus de stress. Sur les 1800 travailleurs des deux sexes interrogés, beaucoup indiquent que ce serait l’idée d’être entourée de compétitrices qui rendraient les patronnes plus difficiles à vivre au quotidien.

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Mythe ou réalité?

Approche plus humaine, générosité, coeur sur la main… Certains définissent le style de gestion des femmes d’une manière presque maternelle, alors que d’autres n’ont pas assez de mots pour dire à quel point travailler pour une femme est un véritable enfer.

Selon le consultant, formateur et chargé de formation à la direction des programmes de certificat à HEC Montréal Pierre Lainey, plusieurs cas de figure sont possibles. Une femme peut tout aussi bien être une mauvaise qu’une bonne gestionnaire. Comme n’importe quel être humain! S’il avoue avoir déjà travaillé avec une patronne désagréable, il admet toutefois avoir eu « une excellente patronne, empathique, collaboratrice, très démocratique. Ces deux femmes m’ont montré ce qu’il fallait faire et ne fallait pas faire en matière de gestion. Il existe certains stéréotypes, mais je ne pourrais jamais dire qu’il est plus difficile de travailler pour une femme. »

Caroline Starecky, vice-présidente de cadres chez Têtes chercheuse, appelle à la prudence. « Il ne faut surtout pas généraliser. Ce n’est pas une question de sexe, mais de personnalité. Le reste, ce sont des légendes urbaines. » Le propriétaire de la même agence, Michel Pauzé, est bien d’accord: « Il n’y a pas tant de différences entre patrons et patronnes. Je n’ai pas à me soucier de ça quand je recrute. Cela dépend tellement du savoir-être de chaque personne. »

De préjugés en préjugés

La réalité est bien simple: l’arrivée des femmes à la tête d’entreprise ne s’est pas toujours fait dans la fluidité, et ce, surtout à cause de préjugés coriaces. Souvent, on s’attend à ce qu’une femme soit douce et posée, selon les qualités dites féminines. Bien sûr, un non-sens qui commence de plus en plus à faire son chemin dans les mentalités. « C’est le double standard. Si une femme met son poing sur la table, s’affirme et pose des ultimatums, c’est moins bien accepté que pour un homme », lance Pierre Lainey.

L’idée? Apprendre à connaître votre patron, peu importe son sexe. Vous pourriez avoir de belles surprises… Et laisser vos appréhensions bien vite au placard!



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