Harcelée au travail, elle se retrouve sur le BS!

, par Louise Proulx.

Mais, en mars 2012, survient un changement à la direction et madame Carbonneau, devenue secrétaire classe 2 grâce à son bon travail, se retrouve avec un nouveau patron. Or, il s’avère que ce dernier est très ami avec le collègue harceleur qui en profite pour recommencer sa petite campagne de salissage.

Découragée, la secrétaire porte plainte une deuxième fois. Le nouveau directeur, bien qu’il ait un salaire faramineux et des fonctions importantes, n’a aucune compétence pour résoudre les conflits de cet ordre. Il fait venir les deux employés dans son bureau et leur dit : « on va régler ça une fois pour toute, serrez-vous la main et on en parle plus ». La dernière chose que notre chère secrétaire a envie est bien de serrer la main à son bourreau…

Quelques semaines plus tard, on l’a fait venir dans le bureau du directeur. Sont présents le directeur lui-même, la directrice des ressources humaines et l’avocate de la MRC. On lui annonce une réorganisation administrative dans laquelle elle n’a plus sa place. On l’accompagne ensuite jusqu’à son bureau pour qu’elle récupère ses effets personnels — et RIEN QUE ses effets personnels —, puis on l’escorte comme une prisonnière jusqu’à la porte de l’immeuble, et « au revoir madame ! ».

Un emploi pour vous?

Le pire, c’est qu’elle apprend de ses anciens collègues que la nouvelle secrétaire (à qui on a donné un autre titre pour justifier le remplacement de personnel) n’a pas vraiment de compétences en secrétariat.

Sur le BS

De retour à la maison, madame Carbonneau a-t-elle eu envie de porter plainte à la Commission des normes du travail ? Elle n’en avait ni la force ni l’énergie. Elle se sentait complètement démolie. Et se battre contre l’avocate de la MRC — qui avait pris soin d’être présente et de prendre des notes lors de sa mise à pied —, c’était perdu d’avance.

Cela fait un an que Suzanne a perdu son emploi. Depuis, elle a dû consulter une psychologue qui a tenté de l’aider à guérir de cette blessure faite à son estime personnelle et à passer à autre chose. Elle consulte maintenant les sites d’offres d’emploi tous les jours, mais ne trouve rien même après avoir fait cinq mois de cours intensifs et même si les tests de français passés récemment lui accordent une grande compétence. Son chômage épuisé, elle recourt à l’assistance sociale…

Malgré tout, elle ne regrette rien et porterait encore plainte si c’était à refaire. En fait, son seul regret est de ne pas avoir mis les 15 maires de la MRC, ceux-là qui l’aimaient tant, au courant de la vraie raison de son départ…



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