Harcèlement sexuel au boulot : C’est tolérance zéro!

, par Therese Garceau.

Flatteries un peu trop senties, allusions à connotations sexuelles, gestes déplacés… Le harcèlement sexuel en milieu de travail est insidieux. Sous le couvert de la camaraderie entre collègues, il est parfois difficile à identifier de prime abord. Où tracer la ligne?

Comme nous le démontre encore une fois l’actualité récente, le harcèlement et de l’abus sexuel en milieu de travail est une réalité souffrante avec laquelle doivent vivre tous les jours un nombre parfois insoupçonné de victimes.

La frontière entre les paroles ou les gestes posés en toute camaraderie et le harcèlement n’est pas toujours facile à établir. Et c’est précisément dans ces zones grises que les agresseurs exercent impunément un abus de pouvoir sur leurs proies.

Un emploi pour vous?

Dans une entrevue accordée récemment à capital.fr, Johan Zenou, avocat en droit du travail et spécialiste de ces questions, rappelle toute la subjectivité de la notion de harcèlement, qui peut être perçue différemment d’une personne à une autre. Tout comme la notion de consentement qui peut d’ailleurs être pervertie, notamment dans une relation de patron à subordonnée.

Comment donc tracer la ligne? Comment distinguer le flirt du harcèlement? Retour sur quelques principes qu’il est bon de rappeler :

Ce que dit la Loi.  Selon la Loi sur les normes du travail(CNT), le harcèlement sexuel au travail se définit comme des paroles, des gestes, des comportements ou des contacts physiques à caractère sexuel généralement répétés (mais peut aussi être un seul acte grave); non désirés par la personne qui les subit, qui ont un effet négatif sur l’emploi et portent atteinte à son intégrité physique et psychologique.

Cela étant, le harcèlement sexuel peut aussi prendre différentes formes :

1. Des commentaires inappropriés d’ordre sexuel, des remarques sur le physique ou l’apparence de la victime, du dénigrement et des plaisanteries sur l’identité sexuelle ou l’orientation sexuelle de la victime

2. Tout contact physique non désiré : frôlement, attouchement, pincement, empoignade etc.

3. L’affichage de photographies pornographiques

4. La sollicitation de faveurs sexuelles non désirées

5. Des questions sur la vie intime et personnelle

6. Des sifflements

Des regards concupiscents dirigés sur les parties sexuelles de la victime

L’exception qui confirme la règle. Votre patron vous fait un compliment sur votre tenue ou votre apparence physique, il vous offre de vous raccompagner après votre journée de travail ou vous invite à un 5 à 7? Une fois, c’est peut-être pour démontrer qu’il vous apprécie, plusieurs fois, c’est du harcèlement sexuel. Rappelons tout de même que la répétition d’un acte répréhensible n’est en aucun cas requise pour établir un constat de faute, une seule inconduite grave peut constituer du harcèlement.

Le fardeau de la preuve. Malgré tous les mécanismes légaux prévus, le fardeau de la preuve incombe toujours à la victime des faits allégués. Comme le souligne Johan Zenou, le harcèlement est souvent fait sans témoin ou de manière insidieuse, ce qui complique le processus de plainte pour la victime. Ses conseils pour piégez les harceleurs : Amasser et colliger des preuves, demander la corroboration de collègues et enregistrer, si possible, toute conversation ou tout propos vexatoire.



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