“Je devais ramasser les spéculums!”

, par Theodora Navarro.

Deux jours de remplacement dans une clinique médicale. Le contrat est court mais Marie, qui vient d’arriver dans la région, accepte de bon coeur. Les tâches annoncées n’ont rien de compliqué : répondre au téléphone, accueillir les patients et sortir les dossiers.

Mais une fois arrivée au cabinet, la réalité est toute autre. “On ne m’avait jamais dit que je devrais mettre dans un évier les spéculums utilisés et replacer les petits draps de tissus servant aux examens gynécologiques des patientes.” Des draps qui, d’ailleurs, n’étaient jamais lavés.

La clinique folle

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Cinq minutes. C’est le temps nécessaire au médecin pour examiner une patiente. Marie est entourée de 4 secrétaires, qui ne semblent pas s’émouvoir des tâches qu’elle doit accomplir. “Elles ne se sont même jamais présentées à moi”, se souvient-elle.

Le téléphone sonne et personne ne répond. “C’était la folie dans cette clinique!”, s’amuse Marie. “Je me souviens avoir début mon travail à 7 h 30 ou 8 h le matin. À l’heure du midi, je n’avais pas encore posé mes fesses sur une chaise.” Avec un patient aux cinq minutes, les dossiers s’amoncellent sur son bureau.

Sortir les dossiers, répondre au téléphone, accueillir les patientes, prendre les rendez-vous, et au milieu de tout ça… ranger les salles d’examens. Le médecin fonctionne en effet avec plusieurs salles d’examen où Marie doit rapidement aller replacer les petits draps de tissus pour les autres examens gynécologiques. “Si les patientes avaient su que le médecin utilisait le même drap pour chacune d’elle, pas certaine qu’elles auraient apprécié”, se dit-elle.

Un contrat à la clé

Stupéfaite de la situation et épuisée du rythme, Marie sort sur son heure de dîner pour dénicher une cabine téléphonique. Et au téléphone, elle prévient l’agence : inutile de compter sur elle le lendemain.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là! A son retour de dîner, elle croise le médecin de la clinique. Alors qu’elle s’apprête à lui dire de trouver quelqu’un pour la remplacer, celui-ci lui propose… un travail à temps plein! “Il était prêt à m’offrir 13 ou 14 $ de l’heure!” En 1998, alors que Marie est non bilingue et possède moins de 3 ans d’expérience, c’est pour elle un gros salaire. Et pourtant… “J’ai refusé, à son grand étonnement”.



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