«Je ferai ce métier toute ma vie!»

, par Secretaire-inc.

Une femme de caractère, voila comment qualifier cette adjointe au grand cœur. Âgée de 54 ans, Christiane est résolument digne et remplie de bon sens. Elle est devenue secrétaire, tout simplement parce qu’à l’époque, dans les années 1970, on étudiait soit la bureautique, soit les sciences pures. Elle a donc choisi la bureautique.

Francophone, Christiane a tout de même fait son secondaire en anglais. De fait, elle est devenue parfaitement bilingue. Elle se rappelle que le métier de secrétaire était très en demande à l’époque. Son premier vrai emploi de secrétaire était chez L’Oréal.

«Il faut dire, précise Christiane, qu’en 1976, nous avions le gros bout du bâton, les secrétaires quittaient leurs emplois un jour et le lendemain, elles en avaient déjà un autre!»

Un emploi pour vous?

À l’époque, les patrons étaient très dépendants des adjointes, qui excellaient, surtout avec la bonne vieille dactylo. Mais, de nos jours, les choses ont bien changé, tout le monde sait se servir d’un ordinateur, donc l’adjointe est moins utile pour les documents. «Par contre, précise Christiane, les secrétaires ont maintenant hérité de dossiers auparavant réservés aux vrais gestionnaires, mais le salaire n’a pas suivi.»

80 heures par semaine

Bien sûr, avec son expérience, elle a connu de nombreux patrons. Il y avait de tout, à l’image de celui qui était tellement imbu de sa personne qu’il en était devenu désagréable.

Christiane se rappelle que, lorsqu’ils étaient en présentation chez le client, s’il venait à remarquer une coquille, il ne se gênait nullement pour lui dire, devant tout le monde : «Alors Christiane, qu’est-il arrivé!»

Pourtant, se rappelle Christiane, «je lui ai dit à maintes reprises que travailler 80 heures par semaine était trop pour moi, mais il ne m’écoutait jamais, j’ai dû quitter l’emploi parce que j’y aurais laissé ma peau.»

L’année dernière, elle a décroché un super boulot chez Hydro-Québec avec un gros salaire et tous les avantages sociaux. Seule ombre au tableau: la description des tâches ne reflétait pas le boulot réel. En accord avec ses convictions, elle quitte l’emploi après seulement un mois, convaincue que le poste ne correspond pas à ses attentes. Pour elle, l’amour du travail passe avant le salaire, aussi conséquent soit-il.

Christiane a fait en quelque sorte le tour du jardin. Elle confirme d’ailleurs qu’elle préfère de loin accepter moins d’argent, pour avoir plus de bonheur à faire son boulot. «C’est un choix personnel, j’ai choisi d’être heureuse et bien au travail, mais je dois faire avec moins d’argent sur ma fiche de paie.»

À présent, Christiane, à qui il ne reste qu’une dizaine d’années encore à travailler avant la retraite, est convaincue qu’elle recommencerait ce métier sans aucune hésitation.



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