La différence entre la paranoïa et l’erreur véritable au boulot

, par Catherine Lemire.

Que celles qui n’ont jamais gaffé lèvent la main! C’est le même sentiment pour tout le monde : l’estomac noué et le hamster dans sa roue qui active le cerveau avec des pensées d’autoflagellation ad nauseam. S’en suit une perte de confiance dont les effets secondaires se font sentir longtemps après la tempête.

Ce que l’on doit retenir, c’est que ça arrive à tout le monde. Peu importe les années d’expérience ou le niveau hiérarchique atteint. En soi, ce n’est pas mauvais. Vouloir atteindre un niveau de qualité élevé et s’en demander un peu plus démontre que vous êtes consciencieuse et rigoureuse dans vos tâches et que vous désirez toujours vous améliorer. Cependant, pour plusieurs personnes, et c’est le cas de la majorité des débutantes, c’est difficile de différencier une erreur véritable des doutes causés par leur manque de confiance qui les assaille constamment. Résultat : elles s’autoflagellent pour tout et pour rien, que ce soit important ou non, grave ou non. Cette attitude ne fait que nourrir le manque de confiance et peut éventuellement diminuer la productivité.

Le meilleur remède : arrêtez de vous critiquer si sévèrement! C’est loin d’être facile à faire. De plus, dans le cas d’une vraie gaffe, un tel désengagement empêche d’identifier l’erreur et de la corriger.

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Que faire, donc? Ne paniquons pas : The Muse nous offre une solution en trois étapes.
Étape 1 : S’en tenir aux faits

Pour éviter de nourrir le hamster des émotions qui s’emballent, le mieux est de reprendre un mode de pensée rationnelle.
* Avez-vous répondu à la demande qui vous avait été formulée?
Relisez la demande initiale. S’il vous manque un élément, envoyez une mise à jour. Si vous aviez tenu compte de tous les éléments demandés, détendez-vous : vous paniquez pour rien.
* La demande a-t-elle été livrée? Les suivis ont-ils été effectués?
Dressez la liste de toutes les étapes du projet jusqu’à sa conclusion. Rattrapez-vous le plus rapidement possible.
* Que vous a-t-on dit?

Si votre supérieur est satisfait de votre travail, mais que c’est votre côté obscur qui trouve que vous auriez pu faire mieux, cessez tout de suite cet autosabotage. Si vous recevez une critique, écoutez-la consciencieusement, prenez-la en note pour les prochaines fois. Demandez ce qui vous est reproché en détail afin de vous améliorer.

Étape 2 : Demandez à rencontrer votre supérieur

Le meilleur moyen de faire cesser votre débat intérieur est d’aller au front et de demander à votre supérieur ce qu’il pense de votre travail. Demandez-lui comment il décrirait votre contribution à l’équipe en ce moment, dans quelle sphère vous considère-t-il à votre mieux, etc. S’il ne fait aucune référence à la situation qui vous tracasse, elle est certainement moins grave que vous ne l’imaginez.

Étape 3 : Y a-t-il autre chose qui vous affecte?

Prenez un peu de recul pour évaluer la forêt plutôt que l’arbre qui est devant vous. C’est possible que d’autres aspects viennent influencer votre perception d’une situation. Êtes-vous dans un environnement bienveillant ou plutôt compétitif? Un environnement très compétitif ou rapide sur la critique, une atmosphère lourde, une tension ponctuelle qui règne dans le bureau, mais qui ne vous appartient pas… Plusieurs éléments environnants peuvent tendre vers une autocritique plus sévère. Faites attention de ne pas porter sur vos épaules tout le poids de ce qui se passe autour de vous sur lequel vous n’avez pas de pouvoir.



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