La rivalité entre femmes : mythe ou réalité ?

, par Louise Proulx.

La compétition, la médisance, le potinage, la formation de petits clans seraient, selon certains, une affaire de femmes. C’est, du moins, ce qu’ont avancé les auteures américaines Pat Heim et Susan Murphy dans leur essai «La femme est un loup pour la femme». Elles sont d’avis que les conflits au féminin sont plus fréquents et plus destructeurs que les autres formes de conflits.

Interrogée par La Presse, la conférencière, Marthe St-Laurent, qui a écrit plusieurs articles sur Secrétaire-inc., se dit du même avis. « Les conflits entre les femmes sont plus virulents, et plus les enjeux sont grands plus le désir d’éliminer l’autre est vorace », affirme celle qui a aussi écrit «Ces femmes qui détruisent les femmes».

Avis contraires

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Tout le monde n’est pas d’accord. D’ailleurs, en s’appuyant sur les résultats de différentes études, Ariane Ollier-Malaterre, professeure du département d’organisation et ressources humaines de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM, également interrogée par La Presse, affirme que les femmes ne sont pas plus manipulatrices ou commères que les hommes. « Les conflits entre les femmes sont simplement plus visibles parce qu’ils vont à l’encontre de la norme sociale. On s’attend d’une femme qu’elle soit plus ouverte et sensible. On accepte l’agressivité des hommes, mais ce n’est pas l’idée que l’on se fait d’une femme », affirme-t-elle. La professeur déplore que l’on entretienne le stéréotype de la femme incapable de gérer ses émotions. Selon elle, les femmes ont une intelligence émotionnelle qui n’a rien à envier à celle des hommes.

Madame Ollier-Malaterre concède que tout n’est pas noir ou blanc. Certaines leaders, par exemple, qui travaillent dans les milieux majoritairement masculins, ont dû jouer du coude pour arriver où elles sont. « Alors, en réaction, soit elles sont des mentors extraordinaires pour les plus jeunes femmes, soit elles en font baver comme elles en ont bavé », reconnaît-t-elle.

Trouver l’équilibre

Pour éviter les conflits de travail, Louise Doucet, auteure de Femmes au travail: Déjouer les comportements assassins, recommande aux femmes d’apprendre à connaître ses collègues, de se fier à son propre jugement et de soigner son estime de soi.

« Les conflits naissent lorsqu’il y a un déséquilibre dans l’estime de soi et le pouvoir de l’une par rapport à l’autre. Les femmes qui se sentent menacées vont user d’agressions indirectes, elles vont enlever du pouvoir à l’autre en la discréditant et vont chercher des appuis », explique-t-elle.

Les femmes représentent la moitié de la main d’oeuvre active au Québec. Elles sont d’excellentes collaboratrices, elles sont plus participatives et démocratiques que leur collègues masculins. Elles ont tout ce qu’il faut pour bien s’entendre. Il s’agit peut-être simplement de mettre un peu d’eau dans son vin.



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