La vie trépidante d’une secrétaire médicale

, par Louise Proulx.

Kaila Devost, 28 ans, mère de quatre enfants, propriétaire d’une chèvre, de 52 poules et de 80 pommiers, habite à Témiscouata-sur-le-Lac, dans le bas du fleuve, et travaille pour le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas St-Laurent depuis quatre ans.

Pourquoi avez-vous fait le choix de devenir secrétaire?

J’ai essayé différentes avenues avant de m’engager sur cette voie. J’avais commencé un DEC en santé animale, mais je n’étais pas à ma place. Puis, j’avais commencé un DEP en horticulture ornementale à St-Hyacinthe, mais je suis devenue enceinte, alors je suis revenue dans ma région.

Un emploi pour vous?

Après la naissance de mon premier enfant, j’ai fait mon DEP en secrétariat et je ne le regrette pas. Je me sens vraiment à ma place dans ce métier et je ne me verrais pas ailleurs.

Vous avez eu de la difficulté à décrocher votre emploi?

Ils m’ont fait passer des tests et une entrevue extrêmement éprouvante. Ils m’ont posé des questions très poussées. Ils voulaient tout savoir sur moi, sur mes façons de réagir dans telle ou telle situation. Je suis sortie de là en pleurant et en me disant que je n’arriverais jamais à travailler dans le domaine.

Quand ils m’ont téléphoné pour me dire que j’étais engagée, j’étais abasourdie.

Vous travaillez dans quel département à l’hôpital?

Je n’ai pas de poste permanent, alors je me promène entre huit départements. Avec le ministre Barrette et toutes ses coupures de postes, disons que les ouvertures se font rares. Quand un poste est affiché, ce sont évidemment les plus anciennes qui les décrochent. C’est pourquoi on me trimballe d’un département à l’autre.

Vous ne savez jamais où vous allez vous retrouver d’un jour à l’autre?

Exactement. Parfois, on m’appelle à six heures le matin pour me dire quel poste on m’attribue pour la journée. On doit donner nos disponibilités et attendre de voir ce que l’on recevra comme travail. Au moins, cet été, mon horaire est complet, mais on peut quand même m’appeler pour me changer de poste s’ils ont des besoins ailleurs.

Quelles qualités ça prend pour travailler dans le milieu hospitalier?

Il faut d’abord laisser nos petits problèmes personnels à la maison. Avec mes quatre enfants, ça « goale » le matin et c’est pas toujours facile. Mais quand j’arrive à l’hôpital, j’oublie tout et je souris. J’ai toujours à coeur de donner aux gens le service que moi-même j’aimerais recevoir.

C’est sûr que ça prend de la patience. On en voit de toutes les couleurs. Les clients ne sont pas toujours contents, il y en a même qui sont parfois agressifs et violents, alors il faut savoir gérer toutes sortes de situations. Avec empathie, bien sûr. Les gens viennent parce qu’ils souffrent et on est là pour les soutenir.

Il y a aussi la paperasse à gérer, ce que j’aime particulièrement dans mon travail. Cela demande beaucoup de minutie. Tu dois envoyer les bons dossiers aux bons endroits, avoir les coordonnées exactes des gens, tu ne peux pas faire d’erreurs parce que tu as la santé de quelqu’un entre les mains.

À quoi rêvez-vous pour l’avenir?

Je vais demeurer dans le milieu de la santé, ça c’est sûr. Je me perfectionne en ce moment en suivant mon cours de secrétariat médical à distance afin d’élargir mes possibilités d’emploi. J’aimerais beaucoup devenir secrétaire de direction un jour.

Nous souhaitons à Kaila la meilleure des chances!



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