Le nouveau départ de Caroline

, par Louise Proulx.

Caroline Prince, 26 ans, habite sur la Rive-Sud de Montréal et travaille à la Clinique de physiothérapie Accès Physio à Chambly depuis le mois de juin dernier. Très heureuse dans son nouveau travail, elle nous raconte les événements qui l’ont menée jusque là.

Où avez-vous suivi votre formation en secrétariat ?

Je suis diplômée du Centre de formation professionnelle Pierre-Dupuy à Longueuil. J’ai terminé mon cours il y a cinq ans.

Un emploi pour vous?

Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

Je me suis toujours demandé ce que je voulais faire dans la vie. J’aimais beaucoup de choses : les ordinateurs, les langues, l’écriture… J’ai réalisé que le secrétariat englobait plusieurs de mes passions. Aussi, je me disais que ce métier offrait de belles possibilités d’emploi, une bonne stabilité et de bons horaires de travail.

Quel a été votre premier emploi en tant que secrétaire ?

J’ai travaillé dans une clinique d’optométrie. Cependant, ce poste ne requerrait pas de diplôme en secrétariat et je travaillais au salaire minimum, alors évidemment je cherchais à trouver mieux.

Vous avez travaillé comme agente de bureau au gouvernement ?

Oui, j’ai passé le concours et j’ai réussi. Un mois plus tard, on m’offrait un poste à 19 $ de l’heure avec une belle sécurité d’emploi et tout. J’y ai même obtenu ma permanence. Mais, j’ai tout de même démissionné après deux ans.

Quelles étaient les raisons de votre départ ?

D’abord et avant tout, j’habite à St-Amable sur la Rive-Sud et le travail était à Montréal. Je passais beaucoup de temps dans le trafic et je n’avais même pas de stationnement rendue au bureau. Avec l’essence et le stationnement à payer, c’est pas long que ton 19 $ de l’heure dégringole…

Mais ce n’est pas la seule raison. Je n’aimais pas trop non plus l’ambiance de travail qui manquait de chaleur humaine, et les tâches à faire ne me plaisaient pas toujours. Parfois, je passais de grandes journées à faire des photocopies ou à numéroter des pages. Disons que je n’étais pas très stimulée.

Avez-vous réfléchi longtemps avant de prendre votre décision ?

Non, pas tant que ça. Je me suis rendu compte que j’avais changé. Je n’étais plus moi, la Caroline enjouée, souriante que j’étais. J’avais perdu quelque chose. Je n’étais tout simplement plus capable.

Comment vos proches ont réagi devant votre décision ?

Ils ne comprenaient pas. Ils me disaient que je perdais gros, que je n’aurais pas de retraite et tout.

Avez-vous trouvé autre chose rapidement ?

En quittant cet emploi, je n’étais plus sûre de vouloir encore être secrétaire. J’avais peur de revivre la même chose. Je suis donc retournée à l’Équipeur où j’avais travaillé durant mes études. Finalement, j’ai repris espoir de mieux tomber et j’ai postulé à la clinique où je travaille en ce moment.

Vous êtes heureuse de votre décision ?

Oh, oui ! Je me rends compte en vous parlant à quel point j’ai pris la bonne décision. J’aime beaucoup la clinique, on est toujours avec les patients, on touche à beaucoup de choses et les journées passent vite.

Que donneriez-vous comme conseil aux jeunes finissantes en secrétariat ?

Il faut oser envoyer votre CV partout même si les recruteurs demandent beaucoup de choses. Les gens sélectionnent trop les emplois en fonction du salaire ou des horaires. Ça ferme des portes. Moi, j’en faisais des soirs et des fins de semaine dans la clinique d’optométrie où je travaillais au salaire minimum. Mais ça m’a permis d’acquérir de l’expérience et c’est ce qui compte au départ.



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