Les agences de placement : une bonne affaire ?

, par Louise Proulx.

Les agences de placement abondent au Québec : Quantum, Bédard ressources, Adecco, Ranstad… Toutes promettent aux candidats des postes à leur mesure. L’appel à tous, lancé par Secrétaire-inc. la semaine dernière, a suscité bien des commentaires. Si certaines de nos lectrices ont témoigné avoir été satisfaites et bien servies par les agences, d’autres au contraire — et elles sont nombreuses — disent avoir été très déçues.

Carolyne Godbout a flirté avec les agences de placement pendant plusieurs années. À l’époque, c’était le meilleur moyen pour elle de trouver du travail. « Je sortais de l’école, j’avais 19-20 ans. Comme je n’avais pas d’expérience, c’était une bonne façon d’en acquérir », dit-elle.

Employée… de l’agence

Un emploi pour vous?

Mais Carolyne ne garde pas que de joyeux souvenirs de son temps en agence. Les contrats obtenus dépassaient rarement les trois semaines de travail. Et comme on la plaçait toujours dans des emplois sous juridiction gouvernementale, elle ne pouvait espérer obtenir le poste au bout de son contrat, les ministères devant recourir à leur liste de candidats ayant passé les concours d’entrée. Un moment donné, elle est restée presque deux ans au même poste, tout en se faisant mettre au chômage une semaine par ci une semaine par là pour ne pas mettre la puce à l’oreille des inspecteurs.

Le pire, pour la jeune secrétaire, était de ne pas ressentir le sentiment d’appartenance. « À l’endroit où je suis restée pendant deux ans, ils m’ont même refusé l’accès au party de Noël prétextant que je n’étais pas leur employée, mais celle de l’agence. Comme je n’avais pas contribué au comité de loisirs, je n’avais pas droit au party », se désole-t-elle. Comme quoi, il est très difficile de créer des liens en se promenant d’un boulot à un autre. « Certaines personnes peuvent être chanceuses et décrocher un emploi permanent par l’entremise des agences, mais ça n’a pas été mon cas », précise celle qui occupe maintenant un poste qu’elle a elle-même déniché.

Un retour aux valeurs traditionnelles ?

Selon une autre de nos lectrices, Kathy, les agences de placement sont rendues une mode. Celle qui est à la recherche d’un poste d’adjointe de direction depuis le mois de mai dernier se dit particulièrement déçue par les agences de placement. « On a perdu le contact direct avec le patron à la recherche de son adjointe idéale. Il faut revenir au valeurs de base, c’est à dire la communication. Qui de mieux pour connaître les besoins en ressources humaines d’une entreprise que les gens qui y travaillent », se questionne-t-elle.

Tandis que Carolyne déplore le peu de contact entre les agences et les candidats, Kathy se demande, elle, comment les agences peuvent prétendre pouvoir trouver la perle rare pour un employeur qu’ils n’ont jamais rencontré et à qui il n’ont souvent même jamais parlé de vive voix ?

Le conseil que Carolyne donnerait aux candidates des agences de placement ? Ne pas rêver trop grand. « Il ne faut pas s’attendre à voir toute de suite la grosse job avec le gros salaire et il faut continuer de chercher par soi-même, ne pas se fier uniquement aux agences. » Selon elle, les agences sont simplement un bon moyen d’acquérir un peu d’expérience.

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?



Partagez cette nouvelle!

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire.

Les employeurs qui recrutent
  • Desjardins
  • Gowling WLG
  • ZSA
  • La Presse
  • Espace Physio Forme Inc
  • Pillière Bolduc Notaires
  • Collège Inter-Dec
Recevez les derniers articles Carrière
et offres d'emplois directement dans votre boîte de réception!
Vous avez des questions?
Nous sommes ici pour vous aider.