Les expressions québécoises et leur histoire

, par Catherine Lemire.

Notre belle langue québécoise est parsemée d’expressions plus colorées les unes que les autres. De véritables morceaux de poésie, c’est toujours intéressant d’en découvrir l’origine. Avec le soleil qui commence (enfin!) à se pointer le bout du nez, vous décèlerez dans celles que nous vous proposons un avant-goût de vacances.

Prendre la clé des champs

Partir, s’enfuir, s’évader, se sauver, prendre sa liberté. Cette expression date du XIVe siècle. Anciennement, les « champs » (au pluriel) avaient le sens de « espace libre ». Prendre la clé des champs signifie donc de prendre la clé de l’espace fermé dans lequel on se trouve pour accéder à l’espace libre donc à la liberté.

Un emploi pour vous?

On n’est pas sorti de l’auberge

Non, les difficultés et les ennuis ne sont pas derrière nous. Cette expression du XIXe siècle prend sa source dans le milieu des bandits, des voleurs, des criminels. Dans leur jargon, l’auberge symbolise la prison où le délinquant se voit offrir gîte et couvert. Bien évidemment, un coup en prison, les ennuis ne sont pas terminés. Encore moins si l’intention est d’en sortir, donc de s’évader. Avec le temps, l’expression s’est généralisée à l’ensemble de la population pour exprimer la difficulté de se sortir d’un mauvais pas.

Un vent à écorner les bœufs

Ce vent fort, violent qui souffle la tempête. Cela dit, aucun vent n’a jamais été assez puissant pour réussir à écorner un bœuf. L’origine serait pratique. En effet, les cornes embêtent les bœufs au moment où ceux-ci se dirigent vers la mangeoire en troupeau. C’était donc commun de retirer les cornes des bœufs afin d’éviter les blessures. Cette opération se faisait en plein air. Cependant, le sang attire les mouches qui nuisent à la cicatrisation. Les paysans profitaient donc des journées de très grands vents pour effectuer ce travail.

Prendre la poudre d’escampette

Courage, fuyons! « Escampette », de nos jours, n’est utilisé que dans cette expression. Cependant, au XVIe siècle, c’était le diminutif de « escampe » qui signifiait la fuite. Que vient faire la poudre dans l’expression? On penserait qu’elle pourrait désigner l’élément déclencheur de la fuite (l’élément qui provoque l’explosion) ou représenter la poudre qui se soulève des chemins au passage des sabots des chevaux (ou des pieds du fuyard) au moment de la fuite.



Partagez cette nouvelle!

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire.

Les employeurs qui recrutent
  • Desjardins
  • Espace Physio Forme Inc
  • Pillière Bolduc Notaires
  • Gowling WLG
  • ZSA
  • Collège Inter-Dec
  • La Presse
Recevez les derniers articles Carrière
et offres d'emplois directement dans votre boîte de réception!
Vous avez des questions?
Nous sommes ici pour vous aider.