Licenciée à son retour de congé maladie!

, par Secretaire-inc.

Mireille Pelletier est secrétaire depuis 1990, elle n’avait alors que 16 ans, d’abord comme commis comptable, puis secrétaire-comptable et enfin secrétaire juridique. Une fonction qu’elle exerce encore aujourd’hui.

Le 22 novembre 2007, c’est le choc: sa vie est bouleversée par un accident de voiture. Elle reste 48 heures dans un état critique. Plusieurs fractures, perforation du poumon, hémorragie interne, coupure de l’intestin… Elle frôle de peu la mort.

Elle reste alitée aux urgences de l’hôpital pendant trois semaines, mais c’est plus la réadaptation qui lui «vole» un an et demi de sa vie. Les médecins lui avaient prescrit un arrêt de travail de 18 mois.

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Difficilement, elle retrouve peu à peu ses forces et son moral. La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) lui conseille un retour progressif au travail; c’est d’ailleurs la société d’État qui prend entièrement en charge son salaire.

Remplacée

La SAAQ demande alors à son patron de la reprendre dans son ancien travail. Manque de chance, il l’avait déjà remplacée. Pour Mireille Pelletier, c’était un geste pathétique.«Je pense que celle qu’il avait engagée lui coûtait moins cher que moi en salaire.»

Son patron la réfère vers un autre notaire à St-Jean-sur-Richelieu, pour un retour graduel au travail. Nous sommes au printemps 2009, Mireille ne désespère pas et rejoint son nouveau travail. Mais voilà, sur place les conditions ne sont pas faciles pour une femme qui a subi plusieurs fractures.

«Mon bureau était au premier étage, alors que la photocopieuse était au deuxième, je devais descendre des dizaines de fois. Je n’avais aucun accommodement, aucune compréhension.»

Pour une femme qui a vu la mort de près, ce n’était pas évident, mais son moral est d’acier, elle se donne à fond pour le travail.

Après trois mois de tergiversations, son patron finit par la licencier, et cela même s’il ne la payait pas. Pour son dernier jour de travail, ses collègues et amis sont venus lui rendre hommage. Elle se rappelle: «Mon patron n’est même pas venu me dire au revoir».

Constatant le manquement du boss et le traitement qu’il avait réservé à leurs collègues, une secrétaire et deux notaires claquent la porte en signe de protestation.

Entourée de sa famille, deux enfants et quatre petits-enfants, Mireille est maintenant secrétaire chez un notaire à Cowansville. Même si elle garde encore quelques séquelles physiques de son accident, ce sont les séquelles psychiques qui lui font le plus mal.



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