Lucie et son indéfectible ouverture au changement

, par Louise Proulx.

En constante évolution, le secrétariat d’aujourd’hui n’a presque plus rien à voir avec ce qu’il était il y a trente ans. Notre secrétaire de la semaine n’a pas seulement vu l’eau couler sous les ponts, elle en a aussi traversé plusieurs…

Quand Lucie Croteau a suivi son cours en secrétariat, on tapait encore à la dactylo, et le papier carbone était un outil incontournable. D’un poste à l’autre, d’une formation à l’autre, la femme de 54 ans, aujourd’hui secrétaire à la direction générale de la Ville de Terrebonne, a évolué en même temps que son métier auquel elle voue toujours la même passion.

À quel âge êtes-vous devenue secrétaire?

Un emploi pour vous?

J’ai suivi le cours de sténo-dactylo en même temps que ma cinquième année du secondaire. À l’époque, le DEP en secrétariat n’existait pas. J’avais alors 17 ans. C’était en 1982.

Parlez-nous un peu de votre parcours

Mon parcours professionnel a été tracé grâce aux rencontres qui ont croisé mon chemin au fil du temps.

Au début de ma carrière, une cousine m’a pistonnée sur un poste temporaire à combler au gouvernement où j’ai travaillé de nombreuses années, notamment au ministère de la Justice et au ministère des Communautés culturelles et immigration du Québec. Quand j’ai quitté, ma patronne partait sa propre entreprise et elle m’a embauchée. J’ai toujours décroché mes postes grâce à des références.

De fil en aiguille, je me suis retrouvée à travailler pour des bureaux d’architectes, ce qui m’a permis de me faire des contacts à Ville de Terrebonne où je travaille maintenant depuis 15 ans.

Comment avez-vous fait pour réussir à affronter tous les changements technologiques?

Le métier a évolué de façon incroyable, et il évolue encore. J’ai suivi le courant! D’une part, j’ai tiré profit de chacune de mes expériences de travail qui m’ont toutes aidée à progresser et à bien faire mon travail. D’autre part, j’ai suivi de nombreuses formations au fil du temps, dont une Attestation de spécialisation en secrétariat juridique en 2012, pour ne nommer que celle-là.

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre travail?

J’aime absolument tout de mon travail : faire du classement, de l’archivage, convoquer des rencontres… Je suis toujours contente de rentrer au bureau le matin, je ne prends pratiquement jamais toute mon heure de dîner, et je déborde toujours un peu le soir. Parfois, c’est ma patronne qui me dit : « Lâche ça, arrête! »

Quelles qualités sont essentielles pour occuper votre poste?

Ça prend de l’entregent, de l’écoute et de la patience. Par exemple, je parle à beaucoup de citoyens qui appellent pour se plaindre de la circulation. Je dois les écouter, leur demander s’ils ont des recommandations ou des idées pour régler le problème. J’ai à coeur de calmer leur colère, qu’ils raccrochent en ayant le sentiment d’avoir été entendus.

Ça prend aussi de la minutie. Aujourd’hui, avec Antidote, par exemple, on a beaucoup moins de corrections à faire. N’empêche qu’après avoir passé un document dans le logiciel, je l’imprime toujours pour en faire la relecture et je m’outille de surligneurs pour m’aider à ne rien oublier. Je passe au moins trois fois à travers mon document pour être certaine de ne laisser passer aucune erreur.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui veulent s’orienter dans cette voie?

Si vous désirez vous aventurer à faire ce métier, vous devez être ouverte aux changements!



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