«Mon patron m’a humiliée!»

, par Secretaire-inc.

Quelquefois il est bon de raconter ses déboires, s’ouvrir et chercher quelque part un réconfort moral, une sorte de bouée de sauvetage. C’est ce que fait Mylène Cloutier aujourd’hui. Cette secrétaire de 33 ans espère trouver en vous une oreille attentive.

D’emblée, Mylène nous confie qu’il est très rare qu’elle raconte sa vie. Elle n’aime pas parler de sa personne, une question d’éducation, sans doute. «Je suis une personne insécure et inquiète, j’ai toujours peur de perdre mon emploi».

Mylène se rappelle qu’un de ses anciens patrons était à deux doigts de la licencier pour une futilité. «Je me suis fait dire que j’allais perdre mon emploi, après seulement 3 jours en poste parce que j’ai oublié la correction d’un «m» qui devait être en majuscule, mais qui est resté minuscule pour le nom ministre».

Un emploi pour vous?

Une farce humiliante

Une des coutumes qui existent dans le monde du travail est de recevoir, quelquefois, des compliments ou des cadeaux de ses patrons. Mylène n’a jamais goûté à cette joie.

«Je n’ai jamais rien reçu de mes patrons, même aux parties de Noël. Je me rappelle une fois, je travaillais dans une petite entreprise, où tout le monde avait reçu un cadeau, mais personne n’avait pensé à moi!»

Alors qu’elle était secrétaire dans le domaine de la chasse, elle a pu voir ce que voulait vraiment dire l’humiliation. Alors qu’elle n’y connaissait absolument rien au domaine, son patron lui a demandé, un jour, d’appeler un aquarium le 1er avril, histoire de lui faire une farce.

«Il m’a donné une note afin que je téléphone à l’aquarium de Québec pour parler à monsieur S. Turgeon, je me suis fait crier dessus par la personne qui a répondu, j’ai fondu en larmes. Mon patron s’est mis à me rire en face, j’avais honte et j’ai eu du mal à me rassurer par la suite…»

Conciliation travail-famille

Mylène se rappelle que pour son premier emploi, elle était secrétaire aux archives.

«C’est là où j’ai connu le vrai bitchage dans le dos. On m’avait dit que la conciliation travail-famille était à l’honneur avec un bel horaire de 32,5 heures semaine… Grave erreur! Je me suis faite garrocher au poste et débrouille-toi, la fille à qui tu dois te référer te fait sentir comme étant une moins que rien!»

Mylène ne pouvait jamais sortir du boulot avant 18 heures, alors qu’elle rentrait à 8 h 30 le matin, tout en prenant uniquement 30 minutes pour le dîner.

«À l’époque, je revenais de 15 mois de congé de maternité, je patinais pour tout apprendre. Je me suis fait dire que je pouvais perdre mon emploi, alors que mon bébé était malade. Même le syndicat a dû admettre que mon accueil a été très médiocre!»

Pour Mylène, cette équipe a tout simplement détruit l’estime qu’elle avait pour le métier de secrétaire, mais elle travaille encore très dur pour se prouver qu’elle demeure une professionnelle compétente.



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