Notre chroniqueuse vous offre «La mort à ma table»

, par Theodora Navarro.

Vous connaissez bien Marthe Saint-Laurent, notre chroniqueuse spécialiste des relations de travail. Egalement auteure, elle a publié en mars un roman autobiographique intitulé « La mort à ma table », évoquant la rencontre, puis la perte, de son mari. Pour Secrétaire-inc, elle raconte son cheminement.

Secrétaire-inc : Peux-tu résumer l’histoire, avec tes mots?

Marthe Saint-Laurent: Il s’agit d’une très belle histoire d’amour inspirée d’un fait vécu. Ce roman reflète une étape de ma vie. À la fin de l’adolescence, j’ai rencontré l’homme de ma vie, mon âme sœur, nous avons formé un couple pendant quelques mois. La vie nous a séparés, puis nous a réunis à nouveau vingt ans plus tard. Nous nous sommes mariés, mais la mort est venue le chercher. Nous n’avions pas de testament et j’avais perdu mon emploi (mon poste avait été aboli) deux semaines plus tôt. Ce fut le déclin intense vers la déchéance, et ce, durant des années.

Un emploi pour vous?

Est-il complètement autobiographique?

Les événements sont réels, mais évidemment j’ai romancé, car la mémoire s’est adaptée et a modifié l’expérience. La mort a ceci d’étrange : elle ne laisse que les beaux souvenirs que les années peaufinent, les rendant ainsi encore plus merveilleux que la réalité.

As-tu choisi toi-même le titre? Pourquoi «à ma table»?

Le titre s’est imposé à moi. Par contre, je n’ai pas démarré la rédaction avec ce titre. Au départ, j’avais nommé ce manuscrit : Auberge, la rose bleue. Puis, au fil des ans, je complétais la rédaction, je retravaillais et, un matin, le nouveau titre s’est imposé et je savais que c’était le bon. Pourquoi « à ma table » ? Parce que mon amoureux est décédé durant un repas ; il était à table. C’était mon repas d’anniversaire.

En quoi peut-il intéresser nos lectrices, secrétaires certes, mais femmes avant tout?

Premièrement, c’est une très belle histoire d’amour… je crois que ça intéresse toutes les femmes et même certains hommes si je considère les commentaires reçus. Deuxièmement, ce roman parle de détresse, de déchéance, de sentiments très profonds dont on ne parle à peine. Je vais très loin dans la description des sentiments reliés à la souffrance de l’âme et du désespoir authentique sans oublier le goût incessant de mourir. C’est une belle leçon de vie, remplie de courage et représentative de la vraie résilience. Selon les commentaires reçus, au-delà d’une superbe histoire d’amour (qui soulève des discussions sur l’amour et le couple) et d’un exemple de courage, il y a un souci éminent dans le style littéraire qu’on ne retrouve pas dans mes guides pratiques comme telles.

Quel message voulais-tu transmettre?

Au-delà de mon grand désir de vouloir laisser une trace dans l’univers en me disant que je n’avais pas vécu cette expérience pour rien, j’ai voulu démontrer que l’amour réel et authentique, que l’âme sœur existe vraiment. Mais comme pour toutes œuvres, les créateurs savent que la compréhension réelle appartient aux utilisateurs. Dans ce sens, je n’avais pas imaginé que ce roman apporterait réconfort aux femmes, surtout, qui ont traversé ou traversent une peine d’amour ou affrontent un deuil ou autre. Une lectrice est venue me rencontrer lors d’un salon du livre pour me remercier d’avoir écrit ce roman. Elle traversait une période difficile, tel un burnout, et pensait quotidiennement au suicide. Cette lecture lui a donné l’espoir de s’en sortir. On ne peut pas imaginer ni anticiper l’impact que nos écrits auront sur les lecteurs (trices) c’est cela la beauté de la chose. C’est merveilleux !

A-t-il été difficile à écrire pour toi?

Oh que oui ! Très difficile. Lorsque j’ai mis le point final, en janvier 2014, avec des relectures, des ajustements, des modifications majeures sur ce manuscrit, j’ai vécu à nouveau la douleur viscérale de cette expérience dans toute son intensité. Je suis redescendue très bas, car je devais creuser à l’intérieur de moi pour retrouver les sentiments justes afin de pouvoir les rendre à l’écrit le plus près de la réalité. L’exercice a été des plus éprouvants, mais le résultat est concluant. Ce roman est le plus réussi de tous mes écrits. J’en suis particulièrement fière. Je n’aurais pas pu rendre mieux ce que j’ai vécu. Je suis allée le plus loin possible dans l’expression écrite des émotions et des sentiments.

Pour jouer, répondez à la question suivante par courriel à theodora.navarro@secretaire-inc.com. N’oubliez pas de préciser vos coordonnées!

– Quel est le nom de l’essai réalisé par Marthe Saint-Laurent sur le thème des femmes et du sexe?

Vous avez jusqu’au vendredi 18 juillet, minuit. Bonne chance!



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