Offre d’emploi : être bilingue, what does it mean?

, par Myriam Lapierre.

Vous hésitez à poser votre candidature sur des postes qui demandent le bilinguisme même si vous vous débrouillez très bien en anglais? Vous ne devriez peut-être pas, nous dit notre chroniqueuse.

Question

Bonjour,

Un emploi pour vous?

J’ai beaucoup de difficulté à qualifier mon niveau d’anglais, je trouve qu’intermédiaire est trop peu et j’ai peur que ça me fasse perdre des opportunités d’entrevue, mais lorsque j’écrivais bilingue sur mon C.V., il m’est arrivé de frustrer un intervieweur qui a semblé être déçu de mon niveau une fois en rencontre. Je ne sais plus quoi indiquer!

Chanel

Réponse

Bonjour Chanel,

Ta question est très pertinente, et il n’y a malheureusement pas de réponse magique, c’est du cas par cas la plupart du temps. Dans le cadre de mon travail, lorsque j’ouvre un nouveau poste avec un employeur, je lui demande toujours des exemples clairs et concrets de ce qu’il entend par bilingue. Sans accent? Parfaitement fluide? Dans quel contexte l’anglais sera-t-il utilisé? Je réalise souvent qu’ils cherchent en fait quelqu’un qui peut se débrouiller de temps à autre, et pas réellement bilingue.  

Pour cette raison, il est important de ne pas s’arrêter au mot écrit sur la description de poste et, souvent, de prendre une chance!

L’oral

Dépendamment des besoins de l’emploi, l’anglais oral sera plus ou moins important que l’anglais écrit. Aurez-vous à rédiger beaucoup de lettres et de courriels dans cette langue, ou vous aurez plutôt à recevoir et à traiter des appels? L’écrit a tendance à moins poser problème, puisque vous pouvez vous relire et utiliser certains outils. Je rencontre souvent des candidates qui manquent beaucoup de fluidité à l’oral et qui décrochent pourtant des résultats de 90 % aux tests.

Pour une majorité d’employeurs, être bilingue n’équivaut pas à avoir une fluidité sans faille et n’avoir aucun accent, mais plutôt d’être capable de se faire comprendre sans que ce soit lourd, et de pouvoir recevoir des consignes dans la langue.

L’écrit

La notion de bilinguisme à l’écrit pose moins problème; si vous pouvez écrire sans faute, l’affaire est ketchup! Nul besoin d’avoir une belle plume, l’important est que l’information circule de manière claire et professionnelle. Fiez-vous aussi bien sûr au type de poste, qui vous en dira beaucoup sur le type de documents à composer. On exigera certainement un plus haut niveau pour une « adjointe exécutive à la haute direction bilingue », versus à une « commis de bureau junior bilingue »!

Le CV

Si vous travaillez déjà régulièrement en anglais et que ça ne semble pas poser problème, n’ayez pas peur d’inscrire que vous êtes bilingue. Dans le pire des cas, si vous sentez que votre interlocuteur n’est pas d’accord, vous pourrez simplement insister sur le fait que vous utilisez l’anglais régulièrement, à la satisfaction de vos patrons! Il comprendra donc votre autoévaluation.

Si vous posez votre candidature sur un poste qui demande une bonne maîtrise de l’anglais, et que vous n’êtes pas certaine d’avoir le niveau, évitez à tout prix les mots « intermédiaire » ou, encore pire, « fonctionnelle ». Ces expressions ont une signification qui varie encore plus d’un endroit à l’autre et vous risquez de nuire à vos chances de décrocher une entrevue. Je conseille alors de rester vague, et de simplement inscrire ANGLAIS – FRANÇAIS, dans une section qui se nommera LANGUES. De cette manière, aucune qualification trop précise et potentiellement erronée

Une semaine sur deux, Myriam Lapierre ou sa collègue Vanessa Gagnon, toutes deux conseillère au recrutement chez ZSA, répondront à une question qui leur seront adressée par une secrétaire… et ça pourrait être vous! De par leur métier de conseillère, orienté vers les postes de soutien administratif, Myriam et Vanessa sont à même de vous faire découvrir les coulisses du monde du recrutement. Vous avez une question en lien avec la recherche d’emploi, le processus d’embauche, le marché actuel ou les attentes des employeurs? Myriam et Vanessa  y répondront par l’entremise de cette chronique : Les coulisses de l’emploi – Question à une recruteuse.

Posez votre question

La Question à nos recruteuses sera choisie parmi toutes celles reçues sur le site. Toutes les questions sont bonnes du moment qu’elles concernent votre carrière.

Pour participer, rien de plus simple, inscrivez votre question dans le formulaire de commentaires ci-dessous. Et voilà, le tour est joué!



Partagez cette nouvelle!

Une réponse à “Offre d’emploi : être bilingue, what does it mean?”

  1. caroline_gariepy

    J’ai terminé mon AEC comme adjointe administrative et je vis beaucoup mais beaucoup de frustration concernant le bilinguisme. Je n’écris et parle pas anglais, je ne comprendrai jamais pourquoi exiger l’anglais au Québec pour être capable de travailler pour tout simplement gagner ma vie, je trouve ça aberrant et même je qualifie ça de discriminatoire.

    Dans un bureau nous sommes jamais seul normalement une entreprise est une équipe, il a toujours moyens de se débrouiller avec d’autres collègues. Aujourd’hui,il a beaucoup d’outils et de matériels pour être capable de se débrouiller. Ne pas parler en anglais ne m’enlève pas mes compétences pour faire mon travail. Je ne crois pas que les tâches comme adjointe nécessite des compétences linguistiques particulières comme dit la Charte de la langue française. J’ai l’intention de faire des démarches et d’essayer de parler à la ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française.

    J’ai eu connaissance dernièrement que des compagnies payent la francisation à leurs employés pour qu’ils puissent apprendre le français et moi, qui veux travailler mais qui ne parle pas l’anglais devrais- je débourser des cours qui coûtent les yeux de la tête. C’est complètement injuste et incompréhensible car je suis citoyenne Canadienne Québécoise et incapable de travailler dans ma propre province. J’ai pas choisis ma langue de communication, je n’ai pas à être pénalisé en aucun cas.

    Le préambule de la Charte de la langue française consacre officiellement le statut du français comme langue normale et habituelle du travail au Québec. De plus, l’article 4 proclame le droit pour le travailleur de gagner sa vie en français. Ces dispositions, de caractère déclaratoire, sont assorties de garanties plus précises qui se trouvent au chapitre VI du titre 1.

    Ainsi, l’article 46 de la loi interdit à un employeur d’exiger pour l’accès à un emploi ou à un poste la connaissance d’une autre langue que le français, à moins que l’accomplissement de la tâche ne nécessite des compétences linguistiques particulières.

    Il incombe alors à l’employeur d’en faire la preuve, et la personne qui se croit victime d’une violation de son droit peut inscrire un recours, dans les 30 jours, auprès du commissaire du travail, ou encore, si cette personne est syndiquée, auprès de l’arbitre de griefs.

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire.

Les employeurs qui recrutent
  • Gowling WLG
  • Desjardins
  • Pillière Bolduc Notaires
  • Collège Inter-Dec
  • ZSA
  • La Presse
  • Espace Physio Forme Inc
Recevez les derniers articles Carrière
et offres d'emplois directement dans votre boîte de réception!
Vous avez des questions?
Nous sommes ici pour vous aider.