La pensée magique des chercheurs d’emploi passifs!

, par Kevyn Gagné.

Êtes-vous une chercheuse d’emploi? Si oui, diriez-vous que vous êtes une chercheuse active ou passive? Posez-vous la question parce que ça fait toute la différence!

Vous êtes une chercheuse d’emploi passive? Très bien! Mais jusqu’à quel point?

Comparez et vous verrez que la limpidité et l’écoulement des eaux d’une rivière active ne sont pas les mêmes que ceux d’un lac passif et artificiel. Ça semble si évident et pourtant…  

Un emploi pour vous?

D’emblée, j’aimerais faire la distinction entre les chercheurs d’emploi passifs étant au chômage et les chercheurs passifs étant déjà en emploi. Deux réalités distinctes, des comportements bien communs et des conclusions parfois bien différentes. Ici, nous nous pencherons sur la seconde catégorie, soit les passifs en emploi.

 

Le désir d’améliorer son sort

Rien ne change vraiment quand on veut changer que pour changer, et encore moins vous-même. Pour les besoins, je vous inviterais à lire ou relire La structure des révolutions scientifiques de Thomas Samuel Kuhn. Un pur délice pour mieux comprendre la façon dont s’opère – ou doit s’opérer – le changement de paradigme. Dans ce cas-ci, un changement d’emploi.

Dans le merveilleux monde du travail, les statistiques diffèrent quelque peu d’une étude à l’autre, puisque un chercheur d’emploi passif l’est souvent dans l’anonymat, mais certaines études avancent que les passifs pourraient représenter jusqu’à 80 % de la main-d’œuvre actuelle. Soyons plus conservateur avec ces pourcentages et disons que la proportion est de 50 %… Ça fait quand même pas mal de monde à messe!

Ici, aucune réponse, mais bien des pistes de réflexion.

Pourquoi sommes-nous passifs? Pour gagner plus d’argent? Pour une meilleure qualité de vie? Pour finalement mettre à profit son expertise et être reconnu à sa juste valeur?

Qu’est-ce qui génère la transition entre la passivité et l’action? Est-ce que cette transition – si elle s’effectue – se fait pour les bonnes raisons? Que faire si la transition est un échec? Demeurer un éternel passif?

 

Serez-vous une éternelle passive?

Est-ce qu’un éternel passif est quelqu’un de mou, de faible, quelqu’un qui ne sait pas ce qu’il veut, ou bien est-il quelqu’un qui sait ce qu’il veut, mais qui ne peut jamais y parvenir. Est-ce qu’un passif est tout simplement un éternel insatisfait? Passif un jour, passif toujours…

Est-ce qu’un chercheur d’emploi passif est un employé démobilisé? Malheureux en emploi? Est-ce que cet employé demeure digne de confiance (quoi que le directeur ne sache probablement pas qu’il a un employé passif)? Demeure-t-il dédié à ses projets et les extrants sont-ils au meilleur de ce qu’ils devraient être?

 

Les intérêts de l’employeur

Inversement, pourquoi embaucherais-je un passif si je crois (à tort ou à raison) que son statut de passif fait de ce candidat quelqu’un d’incertain, quelqu’un qui n’est pas prêt à faire le move à moins que la paye soit bonne? Ce qui laisse présager qu’il  sera démobilisé encore dans quelque temps puisque sa courbe d’enthousiasme à l’embauche risque de diminuer avec le temps. Quel est l’intérêt pour l’employeur ou le recruteur de travailler justement sur son image de marque pour attirer ces passifs? Certains avancent que ces non-candidats sont meilleurs que les candidats actifs interviewés puisqu’ils ont moins de pression lors des entrevues, qu’ils n’ont parfois pas ce besoin criant de payer quelques factures en retard, etc…

 

Qui ne tente rien n’a rien

Un des objectifs du passif est de trouver l’emploi de rêve tout en ne faisant rien, ou presque…T’as jamais rien sans rien dans la vie, donc la pensée magique ici ne demeure qu’à l’état de pensée!

Le rêve ultime du passif – qui doit s’activer quand même un peu – est d’envoyer quelques signes imperceptibles pour le commun des mortels, mais très révélateurs pour les experts en la matière.

Mais encore une fois, beaucoup de ces passifs sont comparables à des dépendants affectifs et n’osent pas bouger par crainte de l’incertitude, par peur du changement ou de l’inconnu, par manque de confiance ou encore par manque de volonté et de définition des besoins lors de la transition entre l’état passif et l’état actif. Cohérence!

Tant que le sentiment d’urgence, que les pressions économiques ou que la crainte de perdre son emploi n’entrent pas dans l’équation, certains chercheurs passifs le demeureront toute leur vie…Est-ce bien? Est-ce mauvais? Ce n’est pas à moi de juger, mais je vous invite quand même à la réflexion.

On ne se fera pas de cachette, mais pour se trouver un nouvel emploi, il faut chercher! Ne soyez pas malhonnête avec vous-même : que vous soyez active, passive, réactive, créative ou encore n’importe quel autre adjectif qui se termine avec un  « ive », un objectif commun demeure : améliorer son sort ou du moins croire que sa situation va s’améliorer. Non? Quelle proportion de chercheurs passifs changerait d’emploi si on lui offrait 10 000 $ de moins?

Avez-vous déjà essayé d’avancer en pratiquant l’inertie? Non, pourtant, vous continuez quand même à croire au chercheur passif? Dans l’affirmative, j’aimerais connaître votre truc qui vous permet de voir en ayant les yeux fermés! JE NE DIS PAS QUE VOUS ÊTES AVEUGLE, mais peut-être pratiquez-vous de l’aveuglement volontaire sur certaines croyances.

Si le temps est venu, le temps est venu! Arrêtez donc de vous cacher derrière des qualificatifs pour justifier votre désir d’améliorer vos conditions.



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