Quand la patronne fait toute la différence…

, par Louise Proulx.

Caroline Lachance, 44 ans, habite à Mascouche et travaille pour une avocate fiscaliste fort compréhensive. De gros changements au sein de l’entreprise à laquelle elle est associée ont en effet bousculé Caroline qui bénit le ciel l’avoir comme patronne.

En quoi consiste ces gros changements?

Je travaille depuis de nombreuses années pour la société de comptables Beaudoin Monahan Bonenfant & Associés inc. Depuis octobre dernier, nous avons fusionné avec Mallette, une société de comptables professionnels agréés qui compte 28 bureaux dans plusieurs régions du Québec et qui regroupe plus de 800 employés. Dans mon département, nous sommes passés de cinq professionnels à huit professionnels pour une adjointe. Beaucoup d’autres choses ont changé avec cette fusion et il faut s’adapter.

Un emploi pour vous?

Arrivez-vous à fournir à la tâche?

Oui, mais je suis débordée. Je m’occupe des incorporations, fusions et dissolutions de sociétés. Je fais les mises à jour au registraire des entreprises du Québec, la facturation, le service à la clientèle, l’ordre de jour et la prise de notes des réunions… Disons que je ne chôme pas. Par chance, ma patronne a accepté d’embaucher quelqu’un pour travailler avec moi après les fêtes.

C’est la raison pour laquelle vous apprécier autant votre patronne?

Entre autres, bien sûr, c’est une leader à l’écoute de ses employés. Elle est vraiment « sweet ». Je lui ai parlé de mes craintes de m’épuiser et dès le lendemain elle venue me voir pour me dire qu’après Noël, elle engagerait quelqu’un pour travailler avec moi.

Aviez-vous même songé à partir?

J’ai eu une offre il n’y pas longtemps pour aller travailler à Montréal dans un bureau d’avocats à 60 k par année et je l’ai déclinée. Il n’y a pas que l’argent qui compte. J’aime la nature de mon travail. J’aime aussi les collègues avec qui je travaille, j’adore ma patronne qui me laisse beaucoup d’autonomie et j’aime le fait que mon travail soit à seulement 10 minutes de chez moi.

Auriez-vous des conseils à donner aux femmes qui arrivent dans le métier?

Il ne faut pas trop se fier à ce que les professeurs disent sur la question des salaire. À mon époque, les professeurs nous disaient que nous obtiendrions 25 k par année en partant. Or, j’ai commencé à 13 k par année. Entre les salaires offerts à Montréal dans les grandes entreprises et ceux offerts en région, il y a une grande différence.

Aussi, je pense que c’est important de devenir parfaitement bilingue. Personnellement, je me débrouille bien en anglais, mais le fait de ne pas être bilingue m’a fermé plusieurs portes.

Par contre, j’ai été quand même chanceuse parce que tous les postes que j’ai réellement voulus au fil de ma carrière, je les ai décrochés.



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