Quand les émoticônes s’invitent au bureau

, par Louise Proulx.

Nous les employons à toutes les sauces sans même parfois connaître leur réelle signification ou l’interprétation que notre interlocuteur en fera. Les émoticônes sont attachants et servent de véhicule parfait pour transmettre nos émotions. Qu’à cela ne tienne, est-il éthique de les faire jouer dans le cadre de nos messages professionnels?

Selon Sandrine Campese, responsable de la communauté web du Projet Voltaire, cela dépend de la personne à qui vous vous adressez. Comme il ne vous viendrait pas à l’esprit d’envoyer un clin d’oeil ou de tirer la langue à votre patron dans la vie réelle, vous devriez vous abstenir de le faire avec des émoticônes qui sont censés, après tout, représenter votre visage et vos émotions.

Pour ce qui est de les utiliser avec vos collègues, il n’y a pas de gros problèmes à priori. Mais, attention, si vous venez à peine d’entrer en poste dans une nouvelle entreprise, ne soyez pas la première à envoyer des petits bonshommes jaunes à tout un chacun parce que l’on pourrait vous trouver trop familière.

Un emploi pour vous?

Si, par contre, vos collègues usent des émoticônes généreusement, sentez-vous libre d’adopter leur langage en semant vos sourires jaunes pour signifier votre enthousiasme ou votre colère, c’est selon…

Étymologie

Il faut savoir d’abord que le mot « smiley », utilisé par plusieurs, n’est pas correct puisqu’il signifie simplement un visage souriant. Un bonhomme en colère n’est donc pas un « smiley ». C’est pourquoi le mot-valise « émoticône » est plus approprié puisqu’il est composé des noms émotion et icône et qu’il englobe donc l’ensemble des expressions faciales.

Ponctuations

L’émoticône n’est pas un signe de ponctuation puisque nous pouvons l’insérer n’importe où dans une phrase. Comme le visage de notre ami coloré indique l’émotion ressenti au moment d’écrire la phrase il peut soit servir de renforcement de ce qui est communiqué dans la phrase précédent le point : « Peux-tu m’apporter le dossier de Monsieur Jolicoeur . » soit servir d’introduction au prochain énoncé tout de suite après le point : « Peux-tu m’apporter le dossier de Monsieur Jolicoeur. Tu serais vraiment gentille. »

Là où ça commence à être embêtant, c’est quand l’émoticône se retrouve entre parenthèses… Devrions-nous écrire « (super 🙂 » en tenant pour acquis que le sourire devient la parenthèse fermante ou « (super :-)) » en doublant la parenthèse?



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