Quoi faire (et ne surtout pas faire!) lors d’un repas d’affaires

, par Florence Tison.

C’est avec de parfaites manières que l’on réussit un repas d’affaires au restaurant… et en évitant certaines gaffes!

Vous êtes l’hôte du repas? C’est vous le chef! Vous prenez tout en charge, et vous êtes responsable de tout. Votre invité ne devrait flotter dans l’incertitude : vous devez le guider tout au long du repas.

Ce n’est que le premier conseil d’une longue série que nous offre Julie Blais Comeau, la  spécialiste de l’étiquette, conférencière et auteure de Projetez confiance et crédibilité.

Un emploi pour vous?

Pour un repas d’affaires réussi, suivez le guide!

Le choix du restaurant

Si vous choisissez le restaurant, vous avez tout intérêt à y être déjà allée. Selon Julie Blais Comeau, il faut effectivement opter pour « un endroit qu’on connaît, et plus important encore, où on est reconnu! Quand le serveur va nous voir arriver, on va avoir un service impeccable. »

Et si nous avons choisi un restaurant où nous n’avons jamais mis les pieds? Il faut arriver d’avance!

L’arrivée au restaurant

L’hôte devrait arriver « un bon 10 à 15 minutes avant avant l’invité, » insiste la spécialiste de l’étiquette. De cette façon, on pourra « aviser le personnel du restaurant que nous prendrons part à un repas d’affaires. »

Cette arrivée à l’avance vous permettra de faire quelques préparatifs essentiels avant l’arrivée de votre invité, tels que :

1. Choisir la bonne table

Pour un repas d’affaires, la table idéale se situe en retrait, et loin :

  • Du bar

Où il y a beaucoup de bruit et où les gens parlent fort.

 

  • Des toilettes

 

Où il y a beaucoup de va-et-vient.

 

  • De la cuisine

 

Où il y a tout autant de va-et-vient.

Vous choisissez-vous même la chaise où votre invité prendra place à la table. Assurez-vous qu’il profite de la meilleure vue. « S’il y a une vue du fleuve, illustre Julie Blais Comeau, c’est mon invité qui devrait avoir la place avec la vue, et moi je vais regarder le mur! »

Attention : on montre la place assignée de la main, et non en la pointant du doigt!

2. La facture

En tant qu’hôte, nous devons inviter notre invité, qui nous rencontre fort probablement suite à notre demande, que ce soit pour donner des conseils de carrière ou donner suite à une relation d’affaires.

« Étant donné que l’autre personne nous fait une faveur, c’est moi qui paie, souligne la spécialiste de l’étiquette. L’addition ne devrait pas arriver à table. »

Avant que l’invité n’arrive, il faut donc aviser le personnel que l’addition doit nous être remise. « C’est facile de présenter sa carte et de demander à recevoir la facture électroniquement, » indique Julie Blais Comeau.

La question du pourboire

C’est aussi le moment d’indiquer le montant du pourboire. Eh oui, avant même d’avoir mangé! Selon la spécialiste de l’étiquette, on devrait privilégier un pourboire « avant taxes de 15 à 20 %. Si vous êtes un habitué du resto, allez-y pour 20 %! Ils vont être d’autant plus attentifs à vos besoins. »

L’arrivée de l’invité

Notre invité arrive? Levons-nous de table! « On se met dans une optique d’accueil, explique Julie Blais Comeau. Quand on reçoit chez soi, on ne reste pas assis devant la télévision! On se lève, on donne la main, on s’assure que la personne est confortable. »

Et le confort ne se limite pas à une chaise bien coussinée! On peut demander à notre invité s’il va bien, s’il s’est bien stationné, s’il a besoin de se rafraîchir aux toilettes.

Bise ou poignée de main?

Pas de bise! On donne la main, voilà tout. « Dans certains secteurs comme celui des arts, la bise est la coutume, compare Julie Blais Comeau. Généralement parlant, dans le poste de secrétaire, c’est rare. »

Si on est l’hôte, c’est à nous de tendre la main en premier.

Tirer la chaise

Est-ce qu’on tire la chaise pour notre invité y prenne place? Non, et pas plus à une femme qu’à un homme!

« En affaires de nos jours, il n’y a plus de distinction entre hommes et femmes, expose la spécialiste de l’étiquette. Les hommes ne se lèveront pas pour tirer la chaise, et on n’a pas plus de révérence pour quelqu’un de plus âgé. »

De même, les hommes ne se lèveront pas lorsqu’une femme quitte la table. Sinon, il faudrait que les femmes fassent la même chose, et on passerait le repas à se lever et à s’asseoir.

Quoi commander lors d’un repas d’affaires

Tout d’abord, sachez que la personne qui reçoit a le devoir de guider les choix de son invité pour lui éviter tout malaise. Votre invité commande en premier, mais vous l’aurez préalablement conseillé sur les meilleurs choix, sur le nombre de services et sur le budget… sans dire de chiffre, par contre!

Par exemple :

Tout est bon ici, mais moi je vais prendre le club sandwich, et la crème brûlée, qui est la meilleure que j’aie mangée! En entrée, je vais prendre une soupe.

« Comme ça, on va indiquer le nombre de couverts et on va valider le temps qu’on a ensemble, » expose la spécialiste de l’étiquette.

Alcool ou pas?

« Ça dépend de la politique de l’endroit où vous travaillez! », selon Julie Blais Comeau. On a donc quelques questions à poser au travail si on représente notre organisation ou entreprise.

1. Peut-on boire?
2. Quelles sont les politiques de notre entreprise à ce sujet?
3. Si on peut boire, peut-on le mettre sur le compte de dépenses?

Si on ne veut personnellement pas boire, rien n’empêche notre hôte de le faire. Il faut toutefois le lui spécifier pour le mettre à l’aise… sans le pousser à boire non plus!

Côté bouffe

Plutôt que de vous dire quoi manger, faisons le contraire! Voici ce que vous ne devriez PAS commander lors d’un repas d’affaires. Un indice donné par notre spécialiste de l’étiquette : « N’importe quoi qui ne nous permettra pas de jaser! ».

 

  • Le homard

 

Vous allez passer tout le repas à le décortiquer… et à en mettre partout!

 

  • Le spaghetti

 

Il faut le rouler autour de votre fourchette… et vous allez vous en mettre partout!

 

  • Les nouvelles expériences

 

Le moment est mal choisi pour pleurer sur un plat trop épicé ou pour vous taper un bon mal de ventre.

Pendant le repas : les affaires… au dessert

« Habituellement, le small talk a lieu pendant le repas, et puis on parle affaires au dessert, » souligne Julie Blais Comeau. Encore une fois, c’est vous qui prenez contrôle de la conversation en proposant de réserver les affaires pour le dernier service.

De quoi parle-t-on, pendant le repas? « On prend des nouvelles de la famille, » illustre la spécialiste de l’étiquette. Vous pouvez aussi vous inspirer de ces conseils pour converser avec une personne que vous connaissez peu.

La fin du repas

« On clôt en remerciant l’invité d’être venu nous rencontrer, indique Julie Blais Comeau. On se lève et on remercie. »

On peut choisir de sortir avec notre invité, ou encore de rester au restaurant pour régler la facture si vous n’aviez pas déjà opté pour une facture électronique.

Dans les jours suivants, il est de bon ton de faire parvenir une note de remerciement. « Si c’était un repas plus formel, une note de papier, souligne la spécialiste de l’étiquette. Sinon, un courriel. »



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