Références : devez-vous donner votre consentement ?

, par Theodora Navarro.

Les références, ce sont les noms et numéros de téléphone de vos anciens patrons, collègues ou professeurs que vous fournissez lors de votre entrevue. Des personnes qui attesteront de vos compétences et de votre expérience. Mais le recruteur peut-il les contacter sans vous poser au préalable la question ? Et que peut-il leur demander ?

Lorsque vous fournissez les références, le recruteur peut y voir une certaine forme d’autorisation. Dans l’idéal, et pour se prémunir de tout litige, le recruteur vous demandera, à la fin de l’entrevue, de remplir une feuille mentionnant vos noms, prénoms, ainsi que les contacts de vos références. Ce document devra être signé. Le magazine Facteur RH conseille aux ex-employeurs « de demander à votre interlocuteur de vous communiquer l’autorisation écrite signée par le candidat. Le tout permet également de vérifier l’identité de l’ interlocuteur. »

Que peut dire votre ancien employeur ?

Un emploi pour vous?

Dans les faits, il est tenu à un certain secret. Il peut se contenter de confirmer que le candidat a bien été employé au sein de son entreprise, et à quelle date. Mais il ne pourra divulguer aucune information diffamante à votre compte, comme un problème de comportement, etc.

Certains recruteurs disent alors tourner la question autrement, demandant à leur homologue « s’il serait prêt à vous réengager ». Il dit oui ? Banco! Vous êtes la candidate qu’il leur faut. Il dit non, sans donner plus d’explications ? Alors, c’est qu’il y a un problème…

Aller plus loin

Pour empêcher d’éventuelles poursuites, certains recruteurs sont doublement vigilants. Ils font signer une autorisation écrite au candidat pour pouvoir contacter ses références, et une autorisation de divulgation à ladite référence.

L’ex-employeur peut alors révéler certaines informations à votre sujet qu’il juge pertinentes, mais celles-ci ne doivent pas vous être préjudiciables, sous peine de s’exposer à des poursuites. Sachez que vous êtes protégée. Comme le précise encore le magazine facteur RH, « les tribunaux ont déjà sévi envers des employeurs ayant divulgué des informations calomnieuses ou diffamatoires dans le cadre de la prise de références. Le tout a engagé la responsabilité de l’employeur et parfois celle du cadre trop bavard. » Beaucoup d’employeurs prennent alors l’habitude de ne confirmer que le poste que vous occupiez, et à quel moment.



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