Reprendre le travail après un deuil

, par Secretaire-inc.

La disparition d’un proche est une des expériences les plus pénibles qui soient. Pourtant, la douleur a une fin. L’acceptation du départ amène alors l’apaisement. Des secrétaires témoignent de leur deuil.

Le retour au travail

Lise Cloutier est secrétaire de direction à l’UQAT, l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, elle vit actuellement un deuil. Elle a perdu son père le 9 octobre dernier et le retour au bureau a été très pénible pour elle.

Un emploi pour vous?

« Je n’arrivais pas à me concentrer, j’étais physiquement au bureau, mais mentalement ailleurs, mon patron m’a même dit, cordialement, que j’avais mélangé plusieurs documents ».

Pour Lise Cloutier, les trois jours de congé qu’elle a eus étaient bien insuffisants. « J’aurais aimé avoir au moins 5 jours.»

Ayant la larme facile, Lise avoue que la première semaine a été infernale. À présent, elle se sent un peu mieux, mais cela a été tout un choc pour elle.

Comment dépasser sa peine

Nous sommes tous différents face au deuil et chacun le vit à sa façon. Quand la mort surgit, chacun se réfugie dans sont propre sanctuaire pour y chercher la paix.

Selon Johanne de Montigny, psychologue et experte en deuil, « le fait de retrouver son environnement professionnel peut aider à reprendre le fil de sa vie ». Encore faut-il que le milieu de travail soit soutenant et sain.

Johanne de Montigny ajoute que « dans plusieurs cas, le défi est de cibler le bon moment pour reprendre son travail, et de se poser la question : pourquoi retourner au travail? », est-ce pour oublier, est-ce pour les factures qui n’attendent pas?

Comment venir en aide à une collègue en deuil ?

Pour porter secours à une collègue en deuil, Johanne de Montigny suggère aux patrons de nommer un porte-parole. « C’est plus simple si une personne offre les condoléances au nom de tous », elle ajoute qu’une « carte de sympathie ferait beaucoup de bien aussi ».

Un retour au travail, doit également être planifié, comme nous l’a d’ailleurs confirmé Marie-Lise Rioux. Après avoir vécu un deuil, elle a carrément changé de job, juste pour ne pas se faire questionner à son travail.

La spécialiste du deuil rappelle que les personnes affectées par cette perte sont de porcelaine durant cette période et que l’apport des collègues de travail peut être bien déterminant.

Reprendre goût à la vie

Faire son deuil, c’est quelquefois se sentir vulnérable, un deuil mal vécu peut avoir des effets dévastateurs sur la santé. À l’inverse, plusieurs personnes qui sont passées à travers un deuil considèrent qu’il a été une occasion de se connaître davantage.

En général, après un an, on retrouve une certaine joie de vivre et on se sent à nouveau capable de penser à des projets. La paix intérieure commence quand la perte est acceptée.

^Ce que dit la Loi

Voici les dispositions de la Loi sur les normes du travail qui protègent la majorité des salariés québécois en situation de deuil, qu’ils soient à temps plein ou à temps partiel.

Cinq jours, dont 1 avec salaire, dans le cas du décès ou des funérailles :

-De son conjoint
-De son enfant
-De l’enfant de son conjoint
-De son père ou de sa mère
-De son frère ou de sa sœur.

Un jour sans salaire dans le cas du décès ou des funérailles :

-De son gendre ou de sa bru
-De ses grands-parents
-D’un de ses petits-enfants
-Du père ou de la mère de son conjoint
-Du frère ou de la sœur de son conjoint.

Le salarié doit aviser son employeur de son absence le plus tôt possible.
Le congé peut être pris uniquement à partir du jour du décès jusqu’à celui des funérailles.
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