Tentez une grande maison bourguignonne

, par Secretaire-inc.

Certains d’entre vous ont peut-être eu la chance de participer à l’évènement Montréal Passion Vin la semaine dernière. Une activité de levée de fonds au profit de la fondation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont qui a permis d’amasser près de 860 000 $.

Une sensationnelle dégustation de bourgognes anciens de la maison de Beaune Remoissenet père et fils y a retenu mon attention. C’est avec stupéfaction que j’y ai dégusté, entre autres choses, un Volnay 1er cru «Clos des chênes» 1969 à la matière encore dense, pimpante, bref, loin d’être sur la pente descendante.

Encore mieux, un Clos de Vougeot 1964 dont personne, à l’aveugle, n’aurait pu deviner qu’il avait près de 50 ans. Couleur grenat intense, parfums de fruits murs, de cuir, de gibier, et des tanins encore soutenus, de l’acidité. Une longueur et une richesse innommables. Bref, la perfection.

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En revanche, un Gevrey-Chambertin 1er cru «Combottes» 1966 s’est avéré décevant. Il a dû être grand, mais il s’est depuis fané et a perdu de sa superbe. Il faut dire que ces vins avaient voyagé pour la première fois cet été, vers Montréal. Jamais les bouteilles n’avaient bougé de la cave ancestrale de Remoissenet à Beaune. Tout aussi fabuleux puissent-ils être, ils demeurent inaccessibles, introuvables sur notre marché.

Bernard Repolt animait la dégustation. Il dirige la maison depuis 2005, alors qu’un tandem de collectionneurs de grands vins américains a repris la société qui ne voyait aucun repreneur de la lignée Remoissenet poindre à l’horizon. Ils acquéraient alors une des plus grandes collections de vieux bourgognes des décennies 50 à 80.

En revanche, du propre aveu de M. Repolt, au delà de ces années, peu de vins ont été produits, et la qualité était nettement décroissante. La mission d’aujourd’hui est donc de repartir sur des bases nouvelles. On a acheté ou loué des parcelles de vignes, presque toutes situées en premiers et grands crus. Et on tente de refaire briller le nom, sur des millésimes récents.

Plusieurs vins de Remoissenet sont donc récemment apparus sur les tablettes des deux succursales Signature de notre monopole.

Je vous parle du plus accessible, le Beaune 1er cru «Grèves» 2010.

Une belle année. Un Beaune puissant, au nez un brin austère, qui sent le cèdre, la boite à cigares, et après une longue aération en carafe, les fruits rouges acidulés comme la framboise. La bouche joue encore sur cette austérité. Le fruit y est encore discret, on perçoit des épices, une belle tension minérale, les tanins sont encore serrés et l’acidité bien présente.

J’ai laissé un peu de vin dans la carafe pour y goûter à nouveau le lendemain, et il s’était considérablement ouvert. Le fruit était plus éclatant, les tanins plus souples.

Mettons une chose au clair: personne n’achèterait un pareil vin pour le boire dans un si jeune millésime. Dans le milieu du vin, on appelle ça un infanticide.

Ce Beaune élégant démontre que si la maison tente de se rajeunir, la philosophie, produire de grands vins de garde, demeure. C’est un bon vin, déjà. Mais c’est surtout un vin pour lequel il faudra attendre encore plusieurs années, pour le déguster à son meilleur.

Notez que si vous ne demeurez pas près d’une succursale signature, vous pouvez faire livrer des produits de ces deux sélectes boutiques dans la succursale près de chez vous.

La gamme Remoissenet en Signature.

Remoissenet père et fils, Beaune 1er cru «Grèves» 2010, Code SAQ : 12014645, 60 $



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