Une grossesse mal accueillie

, par Theodora Navarro.

En 2007, Nelly Naud passe une entrevue à Québec pour une nouvelle job. L’entreprise est petite mais le poste est d’importance : adjointe administrative pour le vice-président. Le recruteur ne lui parle pas d’enfant, elle n’aborde pas non plus le sujet. Son conjoint et elle ont pourtant le projet d’en avoir un second, mais qui sait combien de temps cela peut prendre?

Parmi ses nouvelles collègues, une revient juste de congé maternité et une autre vient d’accoucher. Un climat familial donc. Et pourtant le jour où Nelly annonce à son boss sa grossesse, c’est la douche froide.

“J’ai bien vu qu’il était déçu, il faisait une tête comme “j’ai pas le choix”, il n’a vraiment pas sauté de joie”, se souvient-elle. On est loin des félicitations d’usage. Son patron s’enquiert de sa date de départ en congé maternité et la renvoie à ses tâches.

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Mise en arrêt

Malgré sa grossesse, Nelly, 30 ans à l’époque, assume sa job avec entrain. Mais au bout de 13 semaines, elle est hospitalisée. Une infection empêche l’un de ses reins de fonctionner correctement.

Rétablie, elle veut retourner travailler, mais son patron l’en empêche. Craignant qu’elle soit de nouveau malade sur son lieu de travail, il l’oblige à s’arrêter. “Il m’a dit qu’il ne voulait pas prendre de chance et que je devais rester chez moi”, soupire-t-elle.

Malgré elle, Nelly ne peut plus travailler. “Je n’avais pas du tout envie de m’arrêter, d’autant que je me sentais bien.” Au total, incluant son congé parental, elle sera restée arrêtée près de deux ans.

Retour impossible

Alors qu’elle doit reprendre le travail en octobre, un an après la naissance de sa fille, Nelly reçoit un courrier de l’entreprise. Le sujet : la restructuration de l’entreprise et la suppression de son poste.

“Je n’en revenais pas, j’étais adjointe administrative du vice-président, c’était un poste qui ne pouvait pas être supprimé!” Les revenus manquants, elle se met à la recherche d’une nouvelle job avant la fin de son congé maternité, job qu’elle trouve rapidement.

Fait amusant, Nelly reçoit quelque temps plus tard la mise à jour de son REER et une notification… signée de la nouvelle adjointe administrative. Le poste avait du être recréé entre temps!



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