Une secrétaire juridique accuse son boss de harcèlement sexuel

, par Theodora Navarro.

« Super salace », c’est le terme choisi par le site Above the law pour décrire cet harcèlement particulier dont a été victime la secrétaire juridique floridienne Dasschinka Storani.

Celle-ci aurait en effet été victime d’un comportement perpétuellement vulgaire et abusif. Le site utilise ainsi le terme de « sexytary » pour décrire cette tentative de l’avocat en cause de transformer sa secrétaire en un objet de désir.

La jeune femme a commencé à travailler pour le cabinet mis en cause en 2008. Son patron lui a alors intimé l’ordre de rester disponible 7 jour sur 7, 24 heures sur 24, 365 jours par an au cas où il aurait besoin d’aide. Sa consigne principale ? « Vérifiez constamment vos courriels Dasschinka! ».

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À partir de là, les courriels reçus par la secrétaire juridique devinrent de plus en plus étranges. En dehors des consignes habituelles de travail, il la gratifiait ainsi de remarques comme « Votre mari a de la chance de pouvoir coucher avec vous, je parie que vous lui faites des fellations, moi ma femme ne me fait plus de fellations ». Et si toutes ces phrases déplacées n’incluaient pas nécessairement sa secrétaire, il parlait fréquemment de sa vie sexuelle, distillant des phrases telles que « je saurais que j’ai suffisamment maigri lorsque je pourrais revoir mon pénis ».

À plusieurs reprises, il a ensuite tenté de convaincre Madame Storani de l’accompagner dans des séminaires, séminaires qui auraient pu, selon lui, tourner à la virée sexuelle.

Il n’en fallut pas plus à la secrétaire juridique floridienne pour porter plainte contre son patron et le cabinet. Elle expliqua à ce moment-là avoir évoqué le sujet du harcèlement sexuel de son patron avec les autres associés du cabinet qui se sont déclarés « au courant du problème de comportement » de l’avocat mis en cause. Comportement qu’ils n’avaient pourtant jamais essayé de stopper.

Une autre secrétaire a ensuite rejoint la plainte, au motif que l’avocat avait eu le même comportement avec elle et que ceci l’avait contrainte à démissionner. Le cabinet devra probablement verser de solides dommages et intérêts aux deux femmes, ainsi qu’une compensation financière à Dasschinka pour les heures supplémentaires passées à travailler de la maison. Et il leur faudra certainement beaucoup plus de dollars pour parvenir à redorer leur réputation, largement ternie après cette histoire…



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