Une secrétaire qui a adopté le Québec

, par Louise Proulx.

Danielle Arnotte, 35 ans, est arrivée au Canada au mois de juillet 2011 avec son copain. Elle est Belge et lui, Français. Pour elle, le secrétariat représente le plus beau métier du monde et elle est heureuse de pouvoir le pratiquer chez nous au sein d’un cabinet comptable et d’audit de renommée mondiale.

Pourquoi avez-vous décidé de devenir secrétaire?

D’abord, je me souviens que déjà toute petite je rêvais de devenir secrétaire. À 12 ans, au secondaire, je choisissais l’option dactylo pour apprendre à taper à la machine. Puis, à l’heure des vrais choix, je n’arrivais pas à me décider parce que j’étais curieuse d’apprendre plein de choses dans divers domaines. Le secrétariat offre cette possibilité de pouvoir se promener d’un domaine à l’autre.

Un emploi pour vous?

Dans quel sphère avez-vous oeuvré depuis que vous êtes dans le métier?

J’ai travaillé dans le domaine notarial, médical, artistique, dans la fonction publique et dans le milieu de la construction.

Avez-vous eu de la difficulté à vous trouver du travail en arrivant au Québec?

Non. Ça m’a pris trois semaines. Une agence de placement m’a offert un mandat de trois mois dans un CHSLD dans le département de la direction des ressources financières et techniques. Finalement, j’y ai passé six mois puisque que la direction générale a aussi eu besoin de mes services.

Selon vous, quelle différence y a-t-il dans le métier d’adjointe entre ici et la Belgique?

Je me suis rendu compte que le travail d’adjointe est mieux valorisé ici qu’en Belgique. Il existe encore le principe du « on te donne ta chance et on voit après ». En Belgique, l’embauche se fait d’abord en fonction du diplôme. Pas de diplôme, pas de travail à un certain niveau. Les employeurs vérifient que l’on a le diplôme requis. Suivront ensuite des tests éventuels et l’entrevue.

Par ailleurs, je n’aurais jamais pu devenir adjointe de direction en Belgique, tandis qu’ici, mes compétences ont été évaluées durant le processus d’embauche. Il m’est arrivé de postuler à des places où l’employeur demandait un DEC. Finalement, après avoir vu les résultats de mes tests et après m’avoir reçue en entrevue, il m’acceptait avec un DES .

Où avez-vous travaillé après votre contrat au CHSLD?

J’ai travaillé pour une petite compagnie de construction jusqu’à ce qu’un chasseur de tête vienne me chercher pour travailler sur le projet de construction du nouveau Centre universitaire de santé McGill, sur le site Glen, pour SNC Lavalin.

Pourquoi vous ne travaillez plus pour sur ce projet?

Tout simplement parce qu’il est terminé. Cela dit, je suis très heureuse d’avoir intégré, il y a trois mois, la grande entreprise internationale pour laquelle je travaille maintenant.

À quoi attribuez-vous votre succès?

Plusieurs choses, dont la première et probablement la plus importante : le français écrit que je maîtrise très bien. Sinon, je suis forte en résolution de problèmes. Je m’amuse à dire que je résous les problèmes avant qu’ils ne surgissent. En fait, je suis souvent capable d’anticiper les besoins et de prendre les devants.

Quelles sont vos attentes professionnelles?

J’espère un jour redevenir adjointe de haute direction. Je ne suis pas une grande carriériste, mais j’espère toujours évoluer et améliorer mes compétences.



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