Votre boulot est-il toxique?

, par Jean-François Parent.

Un environnement de travail provoquant l’urticaire peut nuire à votre carrière, voire à votre santé. Il faut donc gérer la crise.

Il n’y a pas 36 réactions possibles à une ambiance de travail malsaine: on quitte ou on reste.

Si l’on décide de rester, il faut savoir que lutter contre une atmosphère pourrie est du ressort de tous, indique le consultant en leadership Marcel Schwantes au magazine Inc.

Un emploi pour vous?

Et pour comprendre le rôle que chacun doit jouer pour contrer un environnement de travail toxique, il faut d’abord voir les situations—et les comportements—qui produisent des effets nocifs.

Pas de reconnaissance

Au jeu de la carotte et du bâton, les endroits pourris sont ceux où les gestionnaires sont prompts à signaler les erreurs et à punir les fautifs. Quant aux bons coups, ils ne sont jamais reconnus. On utilise le bâton beaucoup trop souvent, et presque jamais la carotte.

La lourdeur administrative

Il y a beaucoup trop de couches hiérarchiques entre une demande pour une nouvelle chaise de bureau et son approbation. La direction d’un tel endroit s’emploie aussi à tout microgérer.

Le rendement à tout prix

On ne parle que de battre les concurrents, de réduire les dépenses et d’augmenter les profits, sans égards à l’impact de ces mesures sur la productivité… et le moral des troupes.

L’intimidation règne

Les patrons se comportent en bullies, ou tolèrent l’intimidation perpétrée par certains employés.

L’humain, on s’en fout

Vous n’êtes vraiment plus qu’un numéro, une dépense à contrôler plutôt qu’un actif à développer. La direction fait également peu de cas de l’empathie, et ne s’émeut pas quand un employé souffre. L’absentéisme et l’épuisement sont monnaie courante.

La concurrence est forte

Les employés doivent compétitionner entre eux, et l’évaluation de la performance est centrée sur l’Individu plutôt que sur l’équipe.

La conciliation travail-famille, cette inconnue

Les besoins des employés qui ont des enfants sont relégués au second plan, la surcharge de travail est une constante, on demande d’être disponible en tout temps en cas d’urgence. Quant aux vacances, elles sont une vue de l’esprit. L’entreprise, elle, ne donne rien à la communauté et ne demande jamais à ses salariés de contribuer à une cause.

Ce sont là les symptômes principaux d’un mal qui provoque une ambiance de travail toxique.

Les solutions

Pour réduire la nocivité en milieu de travail, quelques stratégies peuvent être mises en place. Ainsi, tant les directeurs de service que les ressources humaines doivent insister sur des comportements qui prônent le travail d’équipe, le respect, mais surtout la reconnaissance.

Aussi, des séances de formation, tant pour les directeurs que pour les employés, peuvent faire la différence. À cet égard, imposer des limites quant aux comportements inacceptables, et les limites à respecter. Les employés peuvent aussi être incités à établir des limites pour eux, et à respecter celles des autres.

Enfin, pour éliminer tant les comportements nocifs que ceux qui les perpétuent, la direction doit faire la promotion d’une attitude saine qui prohibe les ragots, l’intimidation et le manque de respect. Plus nombreux sont les employés qui s’impliquent dans un tel mouvement, plus facile il sera d’écarter ceux qui continuent de contribuer à la toxicité de l’environnement de travail.

 



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