Négociation salariale : les 10 erreurs à éviter à tout prix

, par Louise Proulx.

On nous a enseigné que l’argent est un sujet tabou; qu’il ne faut pas dévoiler les détails de son revenu, ce qui fait en sorte que, souvent, les chercheurs d’emploi évitent d’en parler avec l’employeur. Or, il ne faut pas faire ça.

Si vous souhaitez augmenter vos gains à vie, vous devez absolument négocier votre salaire. Des chercheurs ont d’ailleurs fait la preuve que le travailleur moyen peut perdre jusqu’à un demi-million de dollars au cours de sa carrière s’il omet de négocier son salaire.

Le site Randstad nous met en garde contre 10 pièges dans lesquels il ne faut pas tomber lors d’une négociation salariale.

Un emploi pour vous?

1. Dire oui à la première offre

Mauvaise idée d’accepter la toute première offre du gestionnaire qui, soit dit en passant, dispose d’une fourchette de salaire déjà approuvé pour le poste. Évidemment, il ne commencera jamais sa négociation en vous offrant d’entrée de jeu le salaire le plus élevé qu’il est prêt à offrir. Il s’attend à ce que vous négociiez, alors allez-y!

2. Avoir peur que le gestionnaire retire son offre

On vous a sûrement choisie pour occuper le poste parce que vous êtes LA candidate idéale. Le gestionnaire a donc tout intérêt a trouvé un terrain d’entente qui plaira aux deux parties. S’il n’a vraiment aucune marge de manoeuvre, dans le pire des cas, il laissera son offre initiale sur la table et il n’en tiendra qu’à vous de l’accepter ou non au bout du compte.

3. Mettre sur la table des arguments liés à votre vie privée

Vos arguments de négociation ne doivent tourner qu’autour de vos compétences et qualités. Vous devez discuter autour du salaire mérité et non du salaire dont vous avez besoin pour vivre. N’avancez surtout pas que vous avez besoin de tant pour payer votre loyer ou les broches de votre petit dernier parce que vous aurez l’air de quémander. .

4. Être trop pointilleuse

Il ne faut surtout pas que la négociation s’éternise. Si vous êtes trop têteuse pour le moindre sous, on finira par penser que ce n’est pas facile de travailler avec vous. Si, après quelques rondes de négociation, vous n’êtes toujours pas satisfaite du salaire mis sur la table, c’est peut-être que cet emploi ne vous convient tout simplement pas.

5. Ne pas lire l’offre sérieusement

Ne signez surtout pas l’offre sans avoir pris le temps de l’étudier correctement : quelles sont les avantages, les inconvénients, les attentes? C’est tout à fait acceptable de demander un jour ou deux pour réfléchir. Attention toutefois à ne pas prendre trop de temps parce que, là, l’employeur pourra se demander si l’offre vous intéresse vraiment.

6. Ne pas savoir combien vous valez

Vous devez avoir une idée approximative de ce que vos compétences et qualités valent sur le marché de l’emploi. Faites vos recherches en tenant compte de votre région, vos années d’expérience, le type d’entreprise qui vous a fait l’offre, etc.

Par ailleurs, les entreprises peuvent utiliser des titres différents pour des postes comparables. Par exemple, vous pourriez postuler un emploi d’adjointe administrative, mais certaines de vos tâches chevauchent celles d’une adjointe de direction. Il est bon de connaître le salaire dans les deux cas.

7. Avancer des arguments faibles

Si vous désirez être prise au sérieux, évitez les arguments vides comme « Je pense mériter mieux », « Y a-t-il place à la négociation? », « Il me semble que c’est peu cher payé… ». Si vous savez ce que vous valez et que le salaire mis sur la table est en deçà de ceux offerts dans la région ou dans votre domaine d’activités, vous n’avez qu’à présenter vos arguments avec confiance et fermeté pour que l’on vous prenne au sérieux.

8. Dire le salaire le plus bas que vous êtes prête à accepter

Lorsque l’on vous demande quelles sont vos attentes salariales, il ne faut surtout pas que donniez un montant fixe. Répondez plutôt avec une fourchette de prix dont le chiffre le plus bas correspond au salaire le plus bas que vous êtes réellement prête à accepter. C’est ensuite au gestionnaire à vous faire une offre à partir de laquelle vous pourrez négocier.

9. Faire du chantage

Menacer le gestionnaire de partir s’il ne vous donne pas ce que vous espérez est une mauvaise tactique qui énerve et démontre votre manque de professionnalisme. Peut-être qu’en effet, au bout de la négociation, vous serez obligée de décliner l’offre. Au lieu de faire des menaces, vous êtes mieux de dire : « Je dois obtenir un salaire X pour me sentir à l’aise d’accepter cette offre. »

10. Ne pas demander une copie écrite de l’offre

Pour votre protection, demandez toujours qu’on vous confirme l’offre par écrit. Vous évitez ainsi la confusion autour de vos conditions d’embauche et de votre salaire. La lettre doit comporter les informations suivantes : date de votre entrée en poste, votre salaire, vos avantages sociaux, votre horaire de travail, la date limite pour accepter l’offre et tout détail que vous jugez important.

 



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