Des expressions québécoises et leur origine

, par Catherine Lemire.

Notre beau québécois est truffé d’expressions colorées et fortement imagées. Habitués de les utiliser, nous en ignorons pourtant bien souvent l’origine. En ce vendredi, nous vous proposons un petit voyage historique dans le patrimoine linguistique québécois.

Être pissou

Un pissou, c’est quelqu’un qui est peureux, lâche, qui n’a aucun courage et qui a peur de tout.

Un emploi pour vous?

Bien que plusieurs d’entre nous croient que cette expression vient de l’anglais et était un dérivé de « pea soup » pour parler des Canadiens français réputés pour leur consommation de soupe aux pois. Cependant, cette expression, utilisée jadis en France, proviendrait du latin pissiare qui veut dire uriner. Pissou voudrait dire « enfant qui pisse au lit ».

L’argent n’a pas d’odeur

L’argent gagné de façon frauduleuse ne trahit pas son origine, peu importe d’où il vient, l’important, c’est d’en avoir.

L’empereur romain Vespasien commença son règne avec des caisses vides laissées par Néron. Tous les moyens furent bons pour renflouer le trésor de l’État et des taxes farfelues de toutes sortes furent instaurées. Dont une, sur l’urine. Titus, le fils de l’empereur, lui fit remarquer que le peuple se moquait de cette taxe. La réponse qu’il reçut est à l’origine de l’expression.

Avoir la puce à l’oreille

Quand on a la puce à l’oreille, on se doute de quelque chose.
Au XIVe siècle, toutes les couches de la société étaient aux prises avec des puces. À cette époque, l’expression signifiait que l’on était inquiet de quelque chose. Les démangeaisons provoquées par ces petites bêtes donnaient un air inquiet à celui qui les ressentait. Au fil du temps, la signification s’est transformée pour se diriger vers « se douter de quelque chose » comme se douter, en observant ses gestes, qu’une personne a des puces.

Coûter un bras

Quand ça coûte un bras, ça coûte cher, même trop cher !

Les anglophones utilisent une expression signifiant la même chose : « coûter un bras et une jambe ». Les Québécois s’en seraient inspirée.

Il y aurait trois origines possibles :
*Les cow-boys du Far West pouvaient vouloir accomplir une vengeance, quitte à en perdre une jambe.
*Un militaire américain qui aurait été rétrogradé et à qui l’on aurait arraché ses galons cousus sur sa manche. Sa faute lui aurait donc coûté un bras.
*Les portraitistes du XVIIe et du XVIIIe siècle chargeaient, semble-t-il, un prix supplémentaire pour peindre les membres de leur modèle.



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