Sylvie Durand : d’adjointe à directrice

, par Florence Tison.

Notre secrétaire de la semaine est directrice de section aux affaires juridiques de la Banque Nationale et également adjointe au président du conseil.

 

 

Un emploi pour vous?

Nous lui avons posé quelques questions à propos de son parcours.

Depuis combien de temps occupez-vous votre poste?

Ça fait environ deux ans, mais ça fait quatre ans que je suis à la Banque Nationale. J’ai commencé en tant qu’adjointe au président du conseil; ça fait exactement 10 ans que je le suis en entreprise, 10 ans que je suis le même monsieur!

Vous devez bien vous entendre!

Nous avons une relation très privilégiée! Pour lui, je suis vraiment son adjointe, son assistante, sa conseillère.

Premièrement, ces gens-là sont très très haut placés, ils ont un gros background… Quand un homme comme ça te fait confiance pendant une dizaine d’années, c’est déjà une victoire!

Ce qui est le fun, c’est qu’il me consulte. Il ne me voit pas seulement comme une adjointe. C’est important pour lui de savoir ce que je pense

Où avez-vous commencé à travailler comme son adjointe?

J’étais adjointe au président du Centre financier international de Montréal, Jacques Girard à ce moment-là. Monsieur Houde s’est greffé à l’équipe. On a mis en place une grappe en finance. Il a été le premier président du conseil de Finance Montréal, la grappe financière du Grand Montréal.

Comment votre première rencontre s’est passée?

Il est arrivé et il m’a été présenté. On m’a demandé de l’épauler. Quand je l’ai vu, sur le coup il avait l’air sérieux et pince-sans-rire.

Je me suis demandé : « Est-ce qu’il va m’aimer? », si on peut dire. Finalement, la connection est faite très rapidement, et on a développé une belle complicité.

À quoi ressemblaient vos tâches?

Je pourvoyais à deux postes, et en plus je m’occupais du côté RH et comptabilité, et du soutien opérationnel de cette grappe-là. Ils m’ont fait confiance, mais j’avais déjà précédemment eu à faire ce travail-là, donc j’avais déjà beaucoup d’expérience.

Et maintenant, qu’est-ce que vous faites, précisément?

Là, c’est sûr que je fais de la gestion de personnel : une équipe d’adjointes administratives dans le secteur des affaires juridiques. Si on ne compte pas les absents, je supervise à peu près cinq personnes en plus de mon poste avec monsieur Houde.

Il est aussi président du conseil d’Énergir; je le supporte aussi avec ce conseil d’administration-là.

Quand j’ai commencé chez Finance Montréal, je faisais la documentation, j’organisais les conseils, je prenais les notes et je rédigeais les procès verbaux. Les plus grands présidents des banques montréalaises siégeaient autour de cette table-là.

L’adjointe exécutive, c’est vraiment ça pour moi : tu rencontres des gens tellement intéressants, et c’est des défis aussi!

Aimez-vous encore votre travail?

Moi, je me lève le matin et je ne m’ennuie pas. Je suis contente d’aller travailler, pis ça c’est vraiment important.

En plus je fais la gestion de toutes les autres tâches, j’organise et je supervise le travail de mon équipe. Aussi, on s’implique beaucoup du côté social; on appuie certaines causes. Je suis un peu le chef d’équipe des causes comme Centraide.

Il y a plein de choses à faire. Ça fait quatre ans que je suis à la Banque Nationale, et c’est vraiment un employeur de choix. Il y a des gens qui sont ici depuis 30 ans, et je me disais avant « Mais qu’est-ce qu’ils font là? ». Là, je comprends pourquoi.

Un employeur qui développe ses employés au niveau agilité, pouvoir d’agir et formation, c’est super important pour eux.

Une adjointe, il ne faut pas qu’elle s’arrête dans la vie. La formation continue est tellement importante pour devenir adjointe exécutive dans un poste comme celui que j’ai la chance d’avoir!

Pourquoi la formation continue est importante, selon vous?

Le poste d’adjointe change beaucoup; c’est plus des techniciennes dont on a maintenant besoin, à cause des nouvelles technologies par exemple.

Dans un monde comme celui d’aujourd’hui, il faut qu tu te bouges un peu! J’ai connu l’époque où tu ne faisais que taper des documents. Les employeurs donnaient un peu moins de pouvoir d’agir : tu fais tes tâches, that’s it.

Aujourd’hui, c’est bien plus évolué que ça. On a le pouvoir d’agir, « Allez-y, foncez, trouvez des processus pour aller plus rapidement, trouvez de nouvelles solutions! ». Il faut avoir de l’audace, maintenant, parce que c’est un métier qui va continuer à évoluer.

À l’âge auquel je suis rendue (55 ans), je n’ai pas hésité à commencer un certificat universitaire. Je suis en mi-certificat en communication organisationnelle.

Il y a des éléments ou des tâches que vous aimez moins?

Il n’y a pas de tâches que je n’aime pas. J’aime faire même le classement! Oui, c’est une tâche redondante, mais il y en a de moins en moins.

Quel est votre plus grand défi au travail?

De continuer à performer, parce que je prends de l’âge et qu’il faut que je maîtrise les nouvelles technologies. C’est d’être tout le temps à l’affût et de me mettre au courant des nouveaux outils.

Pourquoi avoir choisi le métier d’adjointe?

Parce que je trouve que ce métier la englobe une multitude de responsabilités. On ne fait jamais la même chose. Si tu sais être créatif, ce n’est pas redondant.

Ce n’est pas un métier qui va disparaître non plus, parce qu’on est l’âme d’un département. Ils ont besoin de nous. Dans le temps, j’ai choisi le métier en me disant que je ne manquerai jamais d’ouvrage. Quel que soit l’âge il y a toujours une demande.

Les employeurs créent aussi un environnement qui favorise l’intégrité humaine, qui ajoute de la valeur à la vie. Je trouve que c’est très très important, et les entreprises sont de plus en plus au courant de ça. Elles nous donnent un pouvoir d’agir et le courage de persévérer.

C’est pour ça que j’ai décidé d’être secrétaire.

Que faisiez-vous avant d’être secrétaire?

J’ai eu ma propre entreprise! J’ai été agent manufacturier pendant huit ans, ce qu’on appelle aussi représentant ou directeur de compte. Je travaillais pour Olympus, et je représentais le produit dans les boutiques et grands magasins.

Tout ce qui se vendait passait par moi, et c’était très, très bien rémunéré. Malheureusement, ce type d’emploi a été envoyé à Toronto. J’étais travailleur autonome, alors du jour au lendemain je n’avais plus de salaire.

Je suis revenue à mes sources : je suis retournée en entreprise pour être adjointe, et je ne l’ai pas regretté!

Vous avez fait des études en secrétariat?

J’ai fait un DEC en secrétariat au Collège Maisonneuve en 1979. J’ai connu ça, moi, taper des contrats à la dactylo en trois copies avec du papier carbone! Après, ça a été les grosses machines Word Perfect avec les grosses cassettes. J’étais vraiment au départ de tout ce qui est logiciel : Windows, j’ai tout connu le début de ça! Ça évolue tellement vite!

Et là, je suis avec Windows 10.

Vous êtes encore à la dernière technologie?

Je n’ai pas le choix, il faut suivre! Si tu ne suis pas en période de changement, l’employeur te dit : « Merci, bonjour. ». Moi, je ne veux pas que ca m’arrive, alors on se met au goût du jour tout le temps.

Quelle sera votre prochaine étape professionnelle?

Présentement, je suis directrice de section, mais un jour j’aimerais être directrice principale et avoir plus de personnes sous ma supervision. Il me reste une dizaine d’années à travailler, mais je pense que je vais atteindre mon objectif.

Je concilie la famille et être grand-maman avec les cours universitaires et mon poste, et je suis capable de réussir.

 



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