Adjointe… et tatouée!

, par Theodora Navarro.

Un soleil dans le bas du dos, un vol d’oiseaux sur le poignet, des roses trémières le long de l’avant-bras ou un visage entier sur l’arrondi de l’épaule… En termes de tatouages, il y en a souvent pour tous les goûts. Si certaines adjointes se contentent d’un petit symbole discret au coin de l’omoplate, d’autres se font représenter des dessins qui couvrent parfois l’ensemble de leur bras ou de leur dos. Un choix en adéquation avec leur métier ?

Lorsque Secrétaire-inc vous a posé la question, vous avez été presque unanimes : l’habit – ou le tattoo – ne fait pas le moine, et aucun tatouage ne devrait définir vos véritables compétences d’adjointe. Cependant, beaucoup d’entre vous préfèrent conserver cette part d’elles-mêmes dans des endroits facilement dissimulables par un chandail ou une chemise.

Tatouages voyants

Un emploi pour vous?

Amélie, agente de soutien administratif dans un établissement scolaire, a choisi d’exposer ses tatouages. « Au départ lorsque je suis entrée à mon emploi, j’avais seulement deux de mes tatouages, ceux-ci étaient moins voyants. J’ai fait mes autres au fil du temps. Mes tatouages sont visibles, j’ai une demie manche, et une écriture sur chacun des bras, puis un dans le dos, mais qui n’est pas voyant. » Un problème pour son emploi ? Pas vraiment. « Je n’ai jamais aucun de mes supérieurs qui m’ont rencontrée pour discuter de cela. Il m’est arrivé une fois qu’un de mes directeurs me dise même qu’il trouvait ça beau. »

Il faut dire qu’aujourd’hui, le tatouage court sur toutes les peaux! Les professionnels de tous les milieux en abordent, souvent dissimulés mais parfois largement exposés aux yeux des collègues… et du patron.

Certaines d’entre vous pensent d’ailleurs que cela leur a coûté des opportunités d’emploi. Mais beaucoup d’employeurs restent ouverts. « J’avise toujours les employeurs au moment de l’entrevue car j’ai plusieurs tatouages assez énormes », souligne Emilie, agente administrative et réceptionniste. Une honnêteté qui paye puisqu’elle reconnaît n’avoir jamais eu l’impression que ses employeurs la jugeaient ensuite pour ce fait.

Le professionnalisme avant tout

Car si une partie d’entre vous pensent que, par égard pour les clients, il peut être préférable de se faire dessiner ses tatouages à des endroits peu exposés aux regards, vous reconnaissez toutes que cela n’enlève rien à votre professionnalisme. Un avis que partage largement Amélie.

« Je comprends en quelque sorte l’opinion des gens quand ils disent qu’ils ne feraient jamais ça. C’est leur choix. Mais je ne crois pas honnêtement que c’ère vue les gens peuvent avoir une image négative en voyant quelqu’un avec des tatouages. Je crois simplement que ça dépend ce que la personne dégage comme personnalité, et surtout quelle image dégage ses tatouages. »

Que faire alors si l’on a réalisé quelques tatouages voyants à l’adolescence et qu’on se retrouve handicapée par eux lorsqu’on recherche du travail. Dani, tatouée et percée, détient peut-être le mot de vérité. « J’ai toujours un petit mot à ce sujet au moment de l’entrevue. Généralement l’employeur apprécie l’attention. Ce n’est pas le cas ? Alors je me dis que cela signifie simplement que, peut-être, cet environnement de travail n’est pas pour moi…»



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