Avocates-patronnes : le cauchemar des secrétaires!

, par Céline Gobert.

Exit sororité bienveillante et harmonie féminine au bureau !

Un récent sondage mené par Felice Batlan, professeur à l’Université de droit de Chicago-Kent indique que sur 142 secrétaires issues de grands cabinets, aucune ne souhaite avoir une femme pour patron.

Elles sont 35% à préférer des collègues masculins, 15% à préférer travailler sous les ordres d’un homme, et seulement 3% à préférer des collègues femmes.

Un emploi pour vous?

Mais, pourquoi ce dédain manifeste pour les femmes au pouvoir ? se demande Vivia Chen sur
The Careerist.

Sur son blog « She Negociates », Victoria Pynchon développe les résultats de l’étude. Selon les secrétaires interrogées :

– les femmes avocates ont tendance à dénigrer leurs secrétaires juridiques,

– les femmes ne peuvent s’empêcher de s’impliquer personnellement et émotionnellement, là où un homme se contente de donner des tâches à remplir,

– les femmes se montrent souvent humiliantes et cruelles, faisant vivre l’enfer à toutes celles sous leurs ordres.

Et la liste des plaintes envers la gente féminine est encore longue !

La femme avocate n’est-elle donc qu’une vilaine mégère qui prend plaisir à faire souffrir sa secrétaire ? Ou la secrétaire n’est-elle qu’une employée frustrée, gangrenée par la jalousie ?

Vérité ? Rivalité ?

Témoignage
« Les femmes sont très exigeantes, minutieuses, perfectionnistes. Elles ont toujours eu à se battre, pour faire leurs preuves, pour une égalité salariale, pour être reconnues. Peut-être cela explique-t-il qu’elles soient, de manière générale, plus compétitives que les hommes ? », avance Julie Tondreau, une ex-secrétaire qui a lancé Confections juridiques.

Elle, qui a pratiquement toujours travaillé sous les ordres de femmes, admet qu’il y a beaucoup de rivalités féminines entre les murs.

« J’ai été témoin de comportements plus ou moins malhonnêtes où certaines avocates n’admettaient pas leurs torts. Une avocate, par exemple, qui s’en prend à sa secrétaire au sujet d’une information qu’elle lui aurait donnée. Sauf que la secrétaire affirmait que non », confie-t-elle.

« Je ne sais pas si c’est une question d’orgueil ou de stress qui expliquait ce « trou de mémoire » mais c’est certain qu’au quotidien, une secrétaire peut mal le vivre », poursuit Mme Tondreau, conseillant tout de même à ces dernières de ne pas se montrer trop susceptibles, de ne pas prendre trop à coeur la moindre critique.

Quant à savoir si elle préfère travailler sous les ordres d’un homme ou d’une femme, Julie Tondreau répond que cela lui importe peu.

« J’ai bon caractère, j’ai confiance en moi, je ne prends pas personnellement les remarques qui peuvent m’être faites. Au contraire, j’essaie de tirer de chacune d’elles, quelque chose de constructif », conclut-elle.



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