Collègue: tout ce que vous avez toujours voulu lui dire!

, par Theodora Navarro.

Si certaines de vos collègues sont devenues de proches amies, d’autres vous donnent régulièrement des palpitations et de l’arthrose aux jointures des doigts à force de serrer votre stylo un poil trop fort. L’une de vos collègues est dotée d’un combo féroce : mesquinerie et pleurnicheries tout à la fois. Vous tournez toujours sept fois votre langue dans votre bouche avant de lui parler mais ce que vous aimeriez vraiment lui dire, c’est :

– Je sais que c’est toi qui as dit au boss que je me connectais sur Facebook la journée, j’ai fait mine de te croire quand tu t’es dite «horrifiée de savoir qu’il y avait des collabos au boulot», mais je tiens à ce que tu saches que les pépites de ton chocolat de ton muffin n’étaient pas des pépites de chocolat. Et qu’elles bougeaient.

– Oui, tu as pris un peu de poids. Non, je ne pense pas que ta nouvelle pilule soit responsable. En toute franchise – même si tu ne m’as pas posé la question – je plaiderais en faveur des trois paquets de chips que tu t’envoies quotidiennement.

Un emploi pour vous?

– Je ne crois pas que la réceptionniste du 5e ne t’aime pas, j’en suis sûre! C’est elle-même qui me l’a dit. Et tant qu’on y est, c’est aussi le cas de la serveuse du resto à qui tu n’adresses pas un regard, du gars de la poste que tu insultes en imitant son bégaiement et de l’ensemble du service comptabilité à qui tu envoies des requêtes 18 fois par jour. Ah: et de moi aussi!

– Tu dis que le boss ne veut pas te laisser ta chance et qu’il est lunatique, mais je crois que c’est parce que tu arrives toujours dix minutes après tout le monde le matin, que tu es désagréable, qu’on ne sait même pas quelle tête tu pourrais bien avoir avec un sourire collé dessus et peut-être – ou surtout – parce que tu t’escrimes à lui dire que c’était mieux «avant», avec l’ancien patron.

– J’ai vu ton chum avec une autre fille et je l’ai félicité.

– Celle qui avait oublié de barrer la porte en partant de l’entreprise samedi, avant le cambriolage, c’était toi. Je le sais et je n’ai rien dit. Tu reparles encore de Facebook et je laisse une lettre anonyme au patron écrite avec des lettres découpées dans un magazine.

– Non, le blond ne te va pas du tout. Mais c’est toujours mieux que ta couleur d’origine.

– C’est moi qui ai inversé tes cadres photos et tes pots à crayon. J’ai aussi teint l’écharpe que tu avais laissée sur ton siège et caché les clefs de ton tiroir secret. Demain, je mange le chocolat que tu caches sous ton bureau.

– Si le boss t’appelle Chianti Sylvie, c’est pas parce que tu lui as ramené du vin italien, c’est seulement parce que t’es atrocement pénible.

– Non, au party de Noël, tu n’as pas seulement fait mine d’enlever ton chandail. T’as aussi enlevé ta brassière et tes pantalons et tu t’es mise à courir en criant «Regardez-moi, je suis Pamela Anderson !». On savait pas comment te le dire alors on a effacé les photos.



Partagez cette nouvelle!

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire.

Les employeurs qui recrutent
  • Espace Physio Forme Inc
  • Gowling WLG
  • Collège Inter-Dec
  • La Presse
  • ZSA
  • Pillière Bolduc Notaires
  • Desjardins
Recevez les derniers articles Carrière
et offres d'emplois directement dans votre boîte de réception!
Vous avez des questions?
Nous sommes ici pour vous aider.