Développement de Carrière La bienveillance au travail : une force silencieuse qui change tout

La bienveillance au travail : une force silencieuse qui change tout

Février est souvent associé au mois de l’amour. Mais au-delà des cœurs et du chocolat, pourquoi ne pas aussi parler d’un ingrédient essentiel dans nos milieux professionnels ?


Dans le domaine du soutien administratif, la bienveillance n’est pas un luxe. C’est une nécessité.


Chaque jour, le personnel administratif est au cœur de l’action. Nous gérons les urgences, soutenons les équipes, répondons aux imprévus, absorbons la pression et veillons à ce que tout fonctionne, souvent dans l’ombre. Notre rôle exige rigueur, rapidité, diplomatie… et une grande intelligence relationnelle. Dans ce contexte, un environnement bienveillant peut faire toute la différence.


La vraie et la fausse bienveillance


La bienveillance au travail, ce n’est pas simplement être gentil. C’est choisir le respect dans nos paroles, la patience dans nos réactions et l’écoute dans nos échanges. C’est prendre le temps de dire merci. C’est reconnaître les efforts, pas seulement les résultats. C’est aussi accepter que derrière chaque collègue se cache une réalité personnelle qu’on ne voit pas toujours.


Il est aussi important de parler de ce qui ressemble à de la bienveillance… sans en être vraiment. Les « complimardes », ces faux compliments teintés de jugement, en font partie.


Nous avons toutes déjà entendu des phrases comme « Wow, tu es donc bien organisée… Moi, je serais incapable de faire juste ça toute la journée »; ou bien « C’est beau, ce que tu as fait, je ne m’attendais pas à ce que ce soit si réussi » ; ou encore, « Je n’aime pas la couleur de ton chandail, mais à toi, ça te va bien ». Ces remarques peuvent sembler anodines, mais elles laissent souvent un goût amer. Derrière l’apparence du compliment se cache une critique, une comparaison ou un jugement non sollicité.


La vraie bienveillance élève sans diminuer, reconnaît sans rabaisser et encourage sans sous-entendre qu’on aurait pu faire mieux… ou moins.


De la même manière, un ton sec dans un courriel, une remarque lancée trop vite, une demande formulée sans considération peuvent sembler bénins. Mais quand ils sont répétés, ces gestes usent. Alors qu’à l’inverse, un mot d’encouragement, un sourire, une marque de reconnaissance peuvent transformer une journée entière.


Les bienfaits de la bienveillance


La bienveillance est contagieuse. Lorsqu’elle circule dans une équipe, le climat de travail devient plus sain, la collaboration plus naturelle et la motivation, plus durable. On ose poser des questions. On ose demander de l’aide. On se sent respecté, donc on donne le meilleur de soi.


Et la bienveillance doit aussi aller dans un sens trop souvent oublié : soi-même. Travailler en soutien administratif demande énormément d’adaptabilité et de don de soi. Se permettre de respirer, d’imposer ses limites, de reconnaître sa fatigue ou ses émotions, c’est aussi une forme de respect. On ne peut pas prendre soin des autres si on ne prend jamais soin de soi.


Je propose donc, en ce mois de février, de faire de la bienveillance une intention consciente au travail. Un mot à la fois. Un geste à la fois. Un regard à la fois.


Parce qu’au final, la performance durable d’une organisation repose sur quelque chose de très humain : la façon dont on se traite les uns les autres. Et ça, ça commence par nous.


À bientôt pour de nouveaux conseils !