Développement de Carrière Quand le fil se brise : la fin d’une collaboration

Quand le fil se brise : la fin d’une collaboration

Au fil de leur carrière, les adjointes exécutives doivent parfois mettre fin à une collaboration qui compte personnellement pour elles. Quelles en sont les raisons et comment doivent-elles s’y prendre ?


Il existe des moments auxquels aucune formation ne prépare vraiment. Mettre fin à une collaboration en fait partie. Ce n’est pas une simple réorganisation du travail ; c’est une transition humaine, souvent lourde de sens, et parfois de peine.


En effet, lorsqu’on occupe un poste d’adjointe exécutive (ou de direction) où la confiance, la loyauté et la compréhension mutuelle constituent les fondations de la relation, rompre ce lien revient un peu à couper un fil invisible tissé au fil du temps, dans la discrétion, la complicité et le respect.


Et lorsque ce lien se défait, même dans le calme et le professionnalisme, il laisse un écho. Un motton au fond de la gorge, un sentiment de vide qu’on tente de rationaliser, tout en sachant qu’un chapitre important vient de se clore.


Le courage tranquille des décisions difficiles


Mettre fin à une collaboration n’est pas un geste impulsif. C’est une décision qui naît souvent d’une longue réflexion, parfois douloureuse, mais nécessaire.


Les raisons peuvent être multiples :


  • - Le non-respect des engagements financiers ou contractuels ;
  • - Une rémunération qui ne reflète plus la valeur du travail accompli ;
  • - Un bris de confiance ou une communication devenue fragile ;
  • - Une surcharge de travail constante, non reconnue ni corrigée ;
  • - Un désalignement des valeurs ou des priorités ;
  • - Ou tout simplement, une évolution professionnelle qui pousse à suivre un autre chemin.


Aucune de ces raisons n’est facile à assumer. Elles touchent à la fois la sphère professionnelle et l’aspect humain de la relation. Mais fermer les yeux par peur de blesser ou de décevoir ne fait que prolonger un malaise silencieux qui finit, tôt ou tard, par saper la confiance réciproque.


Pour une adjointe exécutive, qui porte souvent sur ses épaules la stabilité de la direction, ce type de décision exige une force tranquille et une bonne dose de courage.


Se questionner, se respecter, se redéfinir


Ces moments de rupture sont aussi des moments de lucidité. Ils nous invitent à regarder en nous-mêmes et à nous poser les vraies questions :


  • Qui suis-je comme professionnelle ?
  • Qu’est-ce que je veux encore vivre dans mon parcours ?
  • Qu’est-ce que je ne veux plus accepter ?
  • Et surtout, qu’est-ce que j’ai appris de cette expérience ?


Ces questionnements, bien que déstabilisants, sont essentiels à notre évolution. Ils nous rappellent que se respecter soi-même, c’est aussi savoir comment poser des limites claires, même face à un supérieur que l’on estime et avec lequel on partage réussites, pressions, confidences et inquiétudes.


Le respect et la bienveillance comme héritage


Source : Banque d'image

Rester respectueuse et bienveillante, même lorsque la collaboration se termine sur une note difficile, demeure une marque de professionnalisme.


La bienveillance, ici, consiste à honorer ce qui a été positif, à reconnaître les apprentissages, à laisser place à la gratitude. Chaque relation professionnelle, qu’elle dure quelques mois ou plusieurs années, nous transforme. Elle façonne notre posture, notre discernement et notre façon d’exercer notre rôle d’adjointe.


Quant au respect, si on se respecte dans sa décision, on respecte aussi l’autre personne. On accepte ainsi que certaines collaborations atteignent leur fin naturelle, sans chercher à en forcer la continuité.


En conclusion


Mettre fin à une collaboration, c’est rarement un acte de rupture, mais un acte de conscience. Un geste lucide par lequel on choisit de préserver la valeur du lien plutôt que de le voir se détériorer.


Parce qu’au fond, ce qui demeure après tout, c’est la trace de notre bienveillance. Celle qu’on laisse dans la mémoire des autres, et celle qu’on continue de cultiver pour soi.


À bientôt pour une prochaine chronique !