De secrétaire à journaliste!

, par Secretaire-inc.

Du plus loin que je me souvienne, j’allais à la bibliobus d’où je sortais les mains chargées de bouquins et le coeur en fête. J’adorais lire et sentir l’odeur des livres. Écrire aussi. Et écouter de la musique. J’apprenais les textes et je chantais durant des heures. Mais les mots comme boulot? Jamais pensé à ça. Les tests de personnalités avaient beau me qualifier d’artistique entreprenante, je n’en croyais pas un mot. Les artistes, c’était à la télé : pas moi.

À l’époque chez nous, le rationnel et l’emploi à vie étaient prisés. Devant ma demande d’admission du CEGEP, je pleurais, complètement perdue… « Fais administration comme tout le monde. Il y a du travail là-dedans », m’avait dit ma sœur, elle-même diplômée dans le domaine. Durant ces années d’études, mes cours préférés étaient littérature et philosophie, mais je me convainquais que mon dada, c’était l’administration.

J’ai donc exercé le métier d’adjointe à la direction dans le domaine culturel pendant trois ans. À l’époque, je regardais les offres d’emploi de façon continue dans l’espoir d’un Oumph! quelconque devant LE job pour moi. Si ma description de tâches était tout sauf stimulante, faire partie de cette compagnie de danse contemporaine m’enchantait. Je découvrais cette forme d’art et je me sentais chez-moi entourée d’artistes. Ma grande sociabilité était aussi comblée. Mais toujours, ce manque à l’intérieur!

Un emploi pour vous?

J’ai aussi exercé comme technicienne en administration durant presque dix ans, dans le public et le parapublic. Là, j’ai constaté ma préférence pour les petites boîtes où j’ai un impact direct sur la mission. À la gestion des ressources humaines, j’adorais l’aspect relationnel des entrevues d’embauche, des salons de l’emploi et des séances d’accueil que j’animais. Mais ce n’était pas encore MA place…

Un choc

Ce vide dans ma vie professionnelle m’a gardé les pieds accrochés dans les corridors d’école. J’avais donc obtenu, au fil des ans, un certificat en communications, puis un diplôme en psychologie. J’ai eu ma pratique privée de thérapeute en relation d’aide durant deux ans parallèlement à mon emploi de bureau. Ces heures passées en relation avec mes clients s’avéraient souvent les plus enrichissantes de ma semaine. Mais mon rêve d’enfance lui, refaisait toujours surface…

Il m’a fallu un choc majeur pour comprendre ce cri intérieur. C’est à Fabienne, une amie que j’adorais, que je dois cet éveil. Cette fille souriante, tellement attachante, et qui avait sensiblement mon âge… morte? J’en ai été complètement chavirée. Mais pas longtemps. Je me suis plutôt retrouvée avec une urgence de vivre que rien n’aurait pu arrêter. À 44 ans, j’ai salué bien bas le plan de pension pour m’enligner le nez vers le rêve de ma vie.

Malgré les sacrifices monétaires d’un retour à l’université à temps plein, malgré la charge de travail folle et la vie sociale remisée pendant un an, 2012 a été la plus belle année de ma vie. Durant 365 jours, j’ai lu et j’ai écrit. Rien d’autre. Fiesta, vous dites? À chaque réveil, ce Oumph! Et en prime, ma page Facebook qui regorge de pâmés des mots, comme moi. I’m on the right track, baby!

Aujourd’hui, ça me fait toujours drôle de me voir répondre à la fameuse question « Vous faites quoi dans la vie? »

– Moi?, que je lance encore subjuguée, eh bien, moi, je suis journaliste à Secrétaire-inc!

Bref, suivez-la cette petite voix. Si vous, vous ne savez pas où est votre place, elle, elle le sait!



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