En Français SVP, euh…in French Please

, par Secretaire-inc.

D’année en année, l’utilisation du français au travail subit de fréquents reculs. Dans le Québec de 2013, l’anglais est incontournable. Vous ne maîtrisez pas bien l’anglais ? Vous allez non seulement avoir du mal à trouver un emploi bien rémunéré, mais vous pouvez mettre vos ambitions de promotion au placard.

Courriels, correspondances, dossiers, les secrétaires sont aux premières loges quand a l’utilisation des langues au travail. Elles nous livrent leurs observations.

Le sens des priorités

Un emploi pour vous?

Pour Elyse Ravary, coordonnatrice de compte pour une grande multinationale, il est important de maîtriser d’abord le français.

« J’adore la langue française et elle sera toujours une priorité pour moi, mais je suis aussi consciente que l’anglais m’a ouvert de grandes portes » dit-elle.

Elyse Ravary, qui a déjà été secrétaire, affirme que tout n’a pas été facile.

« Depuis 3 ans, je travaille au centre-ville de Montréal. Lors de mon entrevue, on m’a demandé si j’étais bilingue parce que la moitié de la clientèle était anglophone. Heureusement, je me débrouillais bien en anglais sinon, on m’aurait refusé »

En même temps, elle se rappelle toujours ce mauvais souvenir d’il y a quelques années.

« Je suis allée faire une entrevue pour une compagnie de distribution de luminaires dont le siège social est situé à St-Hubert, je n’ai pas été retenue, uniquement parce que mon anglais n’était pas performant.»

Depuis, avoue-t-elle, elle a pris ses dispositions pour se perfectionner.

« J’ai travaillé à la Caisse de dépôt et placement, qui est une institution purement québécoise, elle possède des filiales et des partenaires d’affaires à travers le monde entier. Je devais aussi travailler en bonne partie dans la langue seconde courriels, téléphones, lettres, etc..»

Résignée, Madame Ravary, estime, que c’est aux Québécois de faire en sorte de toujours perpétuer le français a leurs enfants et a leurs petits enfants, surtout pour les règles de grammaire et de conjugaisons, c’est la base.

Globalisation quand tu nous tiens

Pour sa part Carolyne Pratte, adjointe Administrative, estime que Montréal, tout comme le Québec, joue dans la cour des grands.

« Notre entreprise à des bureaux partout dans le monde. Notre bureau chef au Canada est à Toronto et celui d’Amérique du Nord à Philadelphie. Mis à part nos collègues de France et du bureau Ottawa, tout le monde parle anglais. »

^Côté chiffres

Selon le démographe Marc Termote, de l’Université de Montréal, cité dans la presse, les chiffres du recensement n’ont rien pour justifier d’enthousiasme.

Dans la région de Montréal, par exemple, la proportion de gens qui ne parlent que le français à la maison a diminué de 62,4 % en 2001 à 59,8 % en 2006, puis à 56,5 % en 2011.

Selon lui, « Malheureusement, il faut bien s’attendre à ce qu’un jour, le français parlé à la maison à Montréal passera sous la barre des 50 %.».^



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