« Je ne supporte pas mon patron »

, par Theodora Navarro.

Deux ans. C’est le temps que s’est accordée Anne avant de démissionner. Avant cela, elle est passée par de nombreuses remises en question et même par une légère dépression. Son seul salut ? Sa force de caractère, qui l’a poussée à tenir tête à son patron, même lorsque celui-ci désavouait son travail. Explications.

Anne a été embauchée à l’automne 2009 comme adjointe administrative. Le patron, avenant et chaleureux, lui fait un effet positif. Malheureusement, cet effet s’est rapidement dissipé. « Il s’est révélé très lunatique! À peu près au moment où j’ai commencé mon contrat, il s’est mis en couple avec une collègue. Résultat : des drames au bureau en permanence! »

Un patron préoccupé par ses affaires personnelles qui s’est vite révélé lourd à gérer. « Non seulement il était injoignable, ne s’intéressait plus du tout aux affaires du bureau ou au travail qu’il me confiait, mais en plus il a commencé à me demander d’espionner ma collègue. Il était certain qu’elle avait une affaire et voulait que j’espionne ses courriels par-dessus son épaule. » Peu à peu, Anne, pourtant dévouée à ce travail qu’elle aimait, perd pied. Lorsqu’elle voit passer une offre pour une entreprise concurrente, elle n’hésite pas un instant. « Loin de moi l’idée d’aller me vendre à la concurrence, je voulais juste échapper à cette affreuse ambiance et à ce travail auquel je me rendais à reculons! »

Un emploi pour vous?

Josée a vécu une situation similaire. Son patron était un homme exigeant, à la limite du harcèlement. « Il annotait tous ses documents, relisait chacun de ses courriels et vérifiait chaque rendez-vous que j’avais pris pour lui. À se demander pourquoi il avait pris une adjointe! Il pouvait passer une heure par jour, debout dans mon dos, à lire par dessus mon épaule les dossiers que je tapais. Pire : il était persuadé que je me tournais les pouces. Lorsque j’ai déposé ma démission et qu’il a dû chercher quelqu’un d’autre, il a réduit les heures prévues pour le poste à un mi-temps, disant aux candidates qui se présentaient que, vu mon rendement horaire, un horaire de 35 heures devait être bien trop important pour la charge de travail. »

Que faire en cas de problème ?

Pourquoi votre patron vous agace-t-il ? Et est-ce une raison suffisante pour démissionner ? Sophie Péters, psychanalyste, estime que cela dépend des raisons de votre agacement. S’agit-il de son look, de sa façon de s’exprimer ? Il est important de voir alors que votre agacement n’est pas professionnel et de passer au-dessus de ces considérations subjectives. Il s’agit plutôt de son rôle de patron ? Essayez de toujours rester sur le terrain professionnel. Des faits, rien que des faits. Ne laissez jamais l’aspect personnel rentrer en ligne de compte. Pour le magazine Psychologies, Sophie Péters véhicule une idée importante : surtout, « prenez garde à vos attentes émotionnelles, à votre besoin d’approbation et de reconnaissance, à une attitude mentale d’enfant délaissé par un parent indifférent ou malhabile ».



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